GALAMBOS Gisèle, Elisabeth

Par Daniel Grason

Née le 30 octobre 1909 dans l’arrondissement d’Ujpest à Budapest (Hongrie) ; danseuse, dactylographe ; résistante de la Main-d’Œuvre Immigrée (M.O.I.) ; déportée à Ravensbrück (Allemagne).

Fille d’André et de Thérèse, née Zajovice, Gisèle Galambos vivait à l’hôtel du 20 rue Berthollet à Paris (Ve arr.). Venu en France en 1935, elle était munie d’un contrat de travail en qualité de danseuse à la Gaité Lyrique, elle dansa aux Folies Bergères, puis dans différents cabarets. Elle savait lire et écrire le français, était titulaire d’une carte d’identité d’étranger valable jusqu’au 15 novembre 1944.
Elle vécut avec Adolphe Izsak de nationalité roumaine jusqu’à son internement et sa déportation en 1942. Elle exerça le métier de dactylographe du 1er juillet 1942 jusqu’en février 1943 dans un bureau d’embauche pour l’Allemagne. Malade elle arrêta de travailler, vivait avec Michel Herschkovitz.
Joseph Dawidowicz, commissaire politique des FTP-MOI de la région parisienne fut identifié par la police le 18 octobre 1943. Il était responsable aux effectifs, coordonnait le travail politique, disposait de liaisons avec la direction de la M.O.I. et avec celle des FTP, il en était également le trésorier, un poste clef. Le 26 octobre des inspecteurs de la BS2 l’arrêtèrent, les perquisitions de ses domiciles clandestins permettaient de découvrir des listes d’effectifs, des comptes rendus d’activité de la M.O.I., un état numérique dactylographié des divers détachements, etc.
Le 18 novembre 1943, trois inspecteurs de la BS2 se présentèrent au domicile de Gisela Galambos. Elle se présenta comme une étudiante en psychologie du travail, les policiers saisissaient dans la chambre d’hôtel : un calepin et un bloc-notes qui portait des notes manuscrites, des enveloppes qui portaient les noms de [Georges] Donath, Ladislas Kakos et Michel Herschkovitz, ce dernier, juif, vivait avec Gisèle Galambos. Une carte d’alimentation et une carte d’identité d’étranger de deux compatriotes hongrois étaient également saisies, ainsi que deux serviettes de cuir, l’une appartenait à son ami Michel Herschkovitz, l’autre à Ladislas Kakos.
Le 31 janvier 1944, Gisèle Galambos était dans le convoi de 959 femmes à destination de Ravensbrück, elle fut transférée au Kommando de travail de Holleischen dans les Sudètes. Les détenues travaillaient pour l’usine de munitions Skoda. Le quart des femmes de ce convoi moururent, matricule 27411, Gisèle Galambos survécut.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article192636, notice GALAMBOS Gisèle, Elisabeth par Daniel Grason, version mise en ligne le 27 mai 2017, dernière modification le 27 mai 2017.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. GB 137 BS2, PCF carton 15 rapports hebdomadaire des Renseignements généraux sur l’activité communiste du 29 novembre 1943. – Livre-Mémorial, FMD, Éd. Tirésias, 2004.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément