TABELLION André

Par André Balent, Philippe Wilmouth

Né le 20 avril 1924 à Waldwisse (Moselle), exécuté sommairement le 22 avril 1944 à la Jasse de Martinou (Lacaune, Tarn) ; résistant dans le Corps Franc de la Montagne Noire (Armée secrète).

André Tabellion
André Tabellion
Crédit photo : Yvette Illy

André Tabellion habitait Plappeville dans la banlieue messine (Moselle annexée). Réfugié dans le sud de la France, réfractaire au STO, il s’engagea dans un maquis près de Lacaune (Tarn) rattaché au Corps franc de la Montagne Noire (Voir : Arnaud Roger ; Fourcade Louis ; Sévenet Henri). Ce maquis, nommé "de Lattre de Tassigny", intégra officiellement le CFMN le 20 avril 1944. À ce moment-là, installé dans les montagnes de la commune de Lacaune (Tarn), ses 80 hommes étaient répartis entre trois cantonnements dont ceux de la Jasse de Martinou et de la ferme de la Teillère. Celui-ci regroupait treize hommes chargés de la surveillance du parc automobile du maquis. André Tabellion était l’un d’entre eux. Il occupait la fonction de ravitailleur avec une Peugeot 402 qui appartenait à un notaire de Brassac (Tarn). Le camp de la jasse de Martinou fut attaqué pendant la nuit du 21 au 22 avril 1944 par les Allemands venus de Castres (Tarn) et de Montpellier (Hérault) via La Salvetat (Hérault). Pendant l’engagement, ils furent pris à revers par d’autres soldats. Faisant feu de toutes leurs armes, ils infligèrent de lourdes pertes à ceux-ci (53 hommes selon certaines sources). Ce repli ne fut possible que grâce à l’intervention du détachement de la Teillère dont onze hommes motorisés — dont André Tabellion — commandés par Gilbert Paillery. Cinq d’entre eux furent blessés et achevés par les Allemands dont André Tabellion. Voir aussi : Bertrand Maurice, Cousinier Maurice, Mora Emmanuel, Paillery Gilbert.
André Tabellion figure sur le monument ossuaire du Corps Franc de la Montagne Noire dans la Forêt de Font Bruno à Escoussens (Tarn). Une stèle érigée en bordure de la RD 907, à proximité du col de Picotalen [ou Piquetalent, Piquotalen], à peu de distance de la jasse de Martinou, a été érigée à la mémoire des cinq maquisards du CFMN — dont André Tabellion — tués à la jasse de Martinou le 22 avril 1944. Le nom d’André Tabellion figure aussi sur un monument érigé près de l’église de Lacaune (Tarn) à la mémoire des morts (15) de la commune (ou sur le territoire de la commune) en 1944 et 1945. À Piappeville (Moselle) une plaque honore la mémoire d’André Tabellion.

Voir Lacaune, jasse de Martinou et col de Picotalen (22 avril 1944)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article192638, notice TABELLION André par André Balent, Philippe Wilmouth, version mise en ligne le 27 mai 2017, dernière modification le 18 janvier 2020.

Par André Balent, Philippe Wilmouth

André Tabellion
André Tabellion
Crédit photo : Yvette Illy

SOURCES : AVCC, dossier statut. — AD Moselle 69J11-21. — Gérard Bouladou, Les maquis du Massif Central méridional 1943-1944. Ardèche, Aude, Aveyron, Gard, Hérault, Lozère, Tarn, Nîmes, Lacour Rediviva, 2006, 617 p. [pp. 333-334].— Mémorialgenweb consulté par André Balent le 14 septembre 2018. — Association Amis du Vieux Plappeville.— Notes d’André Balent, d’après la bibliographie locale.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément