BOHM André

Par Daniel Grason

Né le 20 janvier 1918 à Budapest (Hongrie) ; étudiant en lettres ; résistant de la Main d’œuvre immigrée (M.O.I.) ; déporté à Buchenwald (Allemagne), Auschwitz (Pologne) puis Dachau (Allemagne).

Fils d’Alexandre et de Gisèle née Bihari, André Bohm vint en France en 1937 en tant qu’étudiant, il était titulaire des certificats de psychologie et de biologie médicale, il suivait des études en lettres. Il habita à l’Hôtel du Midi rue du Sommerard à Paris (Ve arr.), puis au 2 rue Lhomond à Paris dans le même arrondissement. Jusqu’à la déclaration de guerre, ses parents qui dirigeaient un bureau d’information à Budapest lui envoyait de l’argent pour vivre.
Au début du mois de novembre 1943 une convocation lui parvint rue du Sommerard, il apprit par la patronne de l’hôtel qu’une convocation émanant du Service du travail obligatoire était arrivée. Il estima plus prudent de quitter Paris pour le domicile du couple November au 67 rue de Paris à Saint-Mandé (Seine, Val-de-Marne). Il détruisit son récépissé de demande de carte d’identité d’étranger valable jusqu’au 25 décembre 1943.
Le 26 octobre 1943 des inspecteurs de la BS2 interpellaient Joseph Dawidowicz dit Albert, commissaire politique des FTP-MOI parisien depuis mai 1943. Dans l’un de ses domiciles clandestins, ils saisissaient notamment des listes d’effectifs et un état numérique dactylographié des détachements FTP-MOI. Dawidowicz entraîna dans sa chute l’arrestation de combattants FTP-MOI et de militants de la Main d’œuvre immigrée (MOI).

Le 18 novembre 1943 vers 18 heures alors qu’il se présentait au logement de Saint-Mandé, André Bohm fut interpellé par un inspecteur spécial de la police judiciaire et deux inspecteurs de la BS2. La perquisition du domicile fut infructueuse, Bohm était inconnu des différents services policiers. Interrogé dans les locaux des Brigades spéciales à la Préfecture de police, il fut frappé. La police le considérait comme un membre des FTP.
De confession juive, André Bohm a été envoyé à une date inconnue en Allemagne et interné au camp de Buchenwald avec d’autres détenus dont la plupart furent arrêtés sur le territoire du Reich pour des actes d’opposition au régime nazi. Il ne fit semble-il que transiter par Buchenwald et fut transféré à Auschwitz (Pologne) puis à Dachau (Allemagne), enfin au Kommando de travail de Mühldorf où les détenus travaillaient pour l’organisation Todt. Les détenus furent libérés le 1er mai 1945.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article192695, notice BOHM André par Daniel Grason, version mise en ligne le 29 mai 2017, dernière modification le 29 mai 2017.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. GB 137 BS2, PCF carton 15 rapport hebdomadaire du 29 novembre 1943 des Renseignements généraux. – Livre-Mémorial, FMD, Éd. Tirésias, 2004.

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