BONNET Jean

Par Jean-Sébastien Chorin, Jean-Luc Marquer

Né le 24 décembre 1913 à Saint-Hilaire-de-Brethmas (Gard), exécuté sommairement le 12 juillet 1944 à Genas (Isère, Rhône) ; employé à la SNCF ; résistant au sein du réseau Résistance-Fer et du réseau Corvette, homologué Forces françaises combattantes et interné résistant.

Jean Bonnet était le fils de Louis Bonnet, boulanger à Saint-Hilaire-de-Brethmas (Gard), et de Marie-Louise Louis.
Il était employé au dépôt SNCF de Veynes (Hautes-Alpes). Il était célibataire.
Jean Bonnet s’engagea dans la Résistance en 1942 et participa à la confection de faux-papiers. Il rejoignit le réseau de renseignement Corvette en juin 1943 et seconda le chef de réseau sous le pseudonyme de "Savines". Il fit aussi partie du réseau Résistance-Fer.
Le 1er juillet 1944, il fut arrêté à Grenoble (Isère). Il fut incarcéré à la prison de Montluc (Lyon, Rhône).
Le 12 juillet 1944, Jean Bonnet fut extrait de Montluc avec vingt-et-un autres détenus. Les vingt-deux prisonniers furent conduits à Genas (Isère, Rhône) dans un camion escorté par deux voitures noires. Ils arrivèrent vers 19 heures au lieu-dit Bouvaret. Des soldats allemands les firent descendre du camion et tirèrent plusieurs rafales de mitraillettes, fauchant vingt hommes. Les deux derniers détenus tentèrent de s’enfuir en traversant une haie et furent également exécutés. Les Allemands abandonnèrent les cadavres sur place et repartirent en direction de Lyon.
On trouva la carte d’identité de « Bonnet Jean, né le 24-12-1913 à St-Hilaire-de-Brethmas (Gard) employé S.N.C.F., demeurant à Grenoble, 27, route de Lyon » sur le corps numéro 2. Mais, fait étrange, c’est le corps numéro 5 que deux de ses collègues et sa belle-soeur reconnurent comme étant Jean Bonnet (sa belle-soeur l’identifia officiellement le 14 mai 1945). Le cadavre numéro 5 fut décrit comme suit : « Veste marron, pantalon et veste de pyjama à rayures vertes, chaussettes kaki, chaussures rouges basses, calvitie frontale, cheveux châtains foncé. Aucune pièce d’identité. »
Jean Bonnet obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué résistant, membre des Forces françaises combattantes et interné résistant.
Il fut décoré de la Croix de guerre et de la Médaille militaire à titre posthume.
Son nom est gravé sur le monument commémoratif situé chemin des Fusillés à Genas et sur le monument commémoratif du réseau Corvette à Chambéry (Savoie). Son nom apparaît également sur les monuments aux morts de Saint-Hilaire-de-Brethmas et de Veynes.

Voir la monographie du lieu d’exécution

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article192986, notice BONNET Jean par Jean-Sébastien Chorin, Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 6 juin 2017, dernière modification le 2 décembre 2021.

Par Jean-Sébastien Chorin, Jean-Luc Marquer

SOURCES : Arch. Dép. Rhône, 3808W483, 3460W2, 3335W22, 3335W14. — SHD, Vincennes, GR 16 P 71901 et GR 28 P 11 51 (nc). — AVCC, Caen, AC 21 P 315799 et AC 21 P 428143 (nc). — Bruno Permezel, Victimes de l’Occupation à Lyon et alentour, 81 monuments, 11 parcours, 2001 — Mémoire des hommes. — Mémorial GenWeb. — État civil.

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