SCHWARTZ Auguste [Dictionnaire des anarchistes]

Par Dominique Petit

Né le 23 janvier 1863 à Paris (XIIIe arrondissement), marié, sans enfant ; maroquinier ; déménageur à la cloche de bois, anarchiste parisien.

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

Il tira au sort en 1884, mais fut ajourné deux années de suite pour faiblesse. Le conseil de révision l’exempta la 3e année, pour hypertrophie du cœur.
Il travailla comme maroquinier aux Ets Terray Merlin et Cie, 55 rue de Montorgueil depuis 1887. Puis chez M. Dufresne, 31 rue des Cordeliers.
Dès février 1891, il fut signalé comme fréquentant les réunions publiques. Le 22 mai, il assista à une réunion, tenue par les compagnons, 204 rue St Maur, dans le but de s’entendre sur la conduite à adopter le 24 mai au Père Lachaise.
Le 26 mars 1892, il adhéra au Groupe International qui se forma dans les 13e et 14e arrondissements.
A la suite des poursuites exercées contre les anarchistes, après l’affaire Ravachol, il décida, en mai de reconstituer le groupe Les Enfants du Faubourg Marceau, qui se réunissait autrefois rue Pascal, Aux Vendanges de Bourgogne.
Le 28 mai, il assista au meeting qui eut lieu salle du Commerce, 94 rue du Faubourg du Temple.
Lorsqu’il quitta le logement qu’il occupait 7 rue Simonet, il se fit aider de cinq anarchistes, pour déménager furtivement. Le concierge l’empêcha d’enlever ses meubles, sans payer les deux termes qu’il devait à son propriétaire. Il brisa alors tous les meubles qui garnissaient le logement.
Il figura sur une liste d’anarchistes au 26 décembre 1893, dressée par la Préfecture de police. Son dossier portait le n° 325 200.
Le 30 juin 1894, le préfet de police délivra un mandat de perquisition et d’amener à son encontre, pour association de malfaiteurs.
Le 1er juillet à 4h du matin, le commissaire de police du quartier de la gare se présenta au domicile de Schwartz, 1 rue des Cinq diamants, au premier étage.
La perquisition fut infructueuse.
Incarcéré à Mazas le 4 juillet 1894, il était remis en liberté le 6 juillet. Le même jour, une pétition des habitants du quartier fut adressée au juge d’instruction pour demander sa libération.
Le 4 juillet 1895, le juge d’instruction Meyer délivra une ordonnance de non lieu concernant l’association de malfaiteurs.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article193275, notice SCHWARTZ Auguste [Dictionnaire des anarchistes] par Dominique Petit, version mise en ligne le 16 juin 2017, dernière modification le 20 janvier 2022.

Par Dominique Petit

Photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York
Fiche photo anthropométrique Alphonse Bertillon. Collection Gilman. Métropolitan museum of art. New-York

SOURCES : Arch. de Paris D.3U6 dossier 51 — Archives Préfecture de police Ba 1500.

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