CHANON Raymond, André, Fernand

Par Jacques Girault

Né le 4 janvier 1927 à Saint-Mandé (Seine, Val-de-Marne), mort le 24 février 2001 à Nîmes (Gard) ; maître d’éducation physique ; dirigeant communiste de Sens (Yonne) ; théoricien du sport.

Fils d’un cheminot, futur communiste, et d’une mécanicienne dans la confection, communiste après la guerre, Raymond Chanon, titulaire du brevet élémentaire, avait participé en 1944 à la libération de Paris dans les corps-francs. Pratiquant l’athlétisme, international, il participa aux Jeux olympiques d’Helsinki en 1952. Il effectua son service militaire dans un régiment d’infanterie. Il se maria en septembre 1946 à Saint-Mandé avec Pierrette, Angèle Vallette, membre de l’Union des femmes françaises, fille d’une teinturière, qui devint employée de mairie. Ils eurent deux enfants.
Ajusteur à la SNCF, pratiquant la musique, la sculpture, la céramique, Chanon devint maître d’éducation physique au collège technique de Sens. Syndiqué à la CGT depuis 1946, militant de la FEN-CGT, il animait diverses sociétés sportives et le patronage laïque de Sens. Il créa le Sens Olympic Club qu’il avait affilié à la FSGT et sous sa direction, plusieurs athlètes furent révélés.
Chanon, membre des Jeunesses communistes depuis 1945, faisait partie du comité de la fédération du Parti communiste auquel il avait adhéré à Sens en 1949. Membre du comité fédéral jusqu’en 1959, secrétaire départemental de l’Union des jeunesses communistes de France devenue sous son impulsion une organisation de masse aux actions originales (camp de vacances à Vallauris luttant pour la paix en Algérie en 1956, chorale intervenant pour soutenir les luttes pour les Rosenberg), il se prononça en 1956 avec son épouse contre la création de l’Union des jeunes filles de France qui lui semblait comme « un retour en arrière sur les questions de la mixité » et contre la création de la Jeunesse communiste. Il entra au bureau fédéral en 1959 et y resta deux années, s’accommodant assez mal de la « discipline du parti ». Il était secrétaire de sa cellule, puis secrétaire à l’organisation puis à la propagande de la section communiste de Sens. Après 1968, il milita moins. En désaccord avec le PCF. Il continua à travailler intensément sur les questions théoriques relatives à l’éducation physique et au sport. Il dut quitter le Parti communiste dans les années qui suivirent.
Chanon fut candidat aux élections municipales de Sens, le 14 mars 1971 sur la « Liste d’union pour une gestion moderne, sociale et démocratique » présentée par la PCF et conduite par Jean Cordillot.
Raymond Chanon, dans le cadre de la FSGT, participa dans les années 1970 aux stages Maurice Baquet. Il prit part aux travaux préparatoires pour la rédaction d’un mémento sur l’athlétisme publié en 1974. Il mit au point un test dénommé CATTest pour évaluer les allures d’entraînement pour les épreuves de longue durée. Il écrivait régulièrement dans Le Miroir de l’athlétisme et dans des revues théoriques sur le sport. Adaptant le test aux sports collectifs, il devint le responsable de la préparation physique du Montpellier Rugby Club et du centre de formation pour le football de Montpellier. En 1972, il fut nommé conseiller technique en athlétisme dans le Gard.
Lors de l’inauguration du stade Claude Pitou, un ancien du SOC, sous la présidence de Marie-George Buffet, ministre des Sports, il confia au maire communiste Jean Cordillot, « politiquement, je n’ai pas changé ».
Divorcé, Chanon se remaria en juillet 1983 à Alata (Corse du Sud). A la retraite il se retira à Uchaud (Gard) et y fut enterré.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article19376, notice CHANON Raymond, André, Fernand par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 10 avril 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du Comité national du PCF. — Divers sites Internet. —Renseignements fournis par J. Cordillot. — Note de Jacques Rangeard.

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