LE BERRE Émile, Lucien, Louis, Marie

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 25 septembre 1920 à La Nouette en Plémet (Côtes du Nord, Côtes d’Armor), exécuté sommairement le 18 juillet 1944 à Bieuzy-les-Eaux (Morbihan) ; FTPF- FFI.

Émile Le Berre
Émile Le Berre
SOURCE : Exposition Rimaison 2017

Émile Le Fort était le fils d’Émile Jean Marie Le Berre, sabotier, et d’Anne Marie Joseph Allenic, ménagère. Il était domicilié chez ses parents à Plémet (Côtes du Nord, Côtes d’Armor), où il exerçait la profession de sabotier avec son père.

Il s’engagea dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI) au sein du groupe Bleiz-Mor du maquis de La Douve à Saint-Gilles-de-Mené (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor). Il fut arrêté avec ses camarades Maurice Penhard et Robert Rouillé à Bréhan (Morbihan) à bord d’une voiture réquisitionnée par leur groupe. Incarcérés à l’école primaire supérieure de jeunes filles de Pontivy (Morbihan), où sévissaient les agents du Sicherheitsdienst (SD), le service de sûreté de la SS, et les agents français de la Front Aufklärung Truppe (FAT), ils y furent torturés.
Le 18 juillet 1944, ils firent partie des quatorze détenus extraits des geôles de Pontivy, emmenés en camion jusqu’au lieu-dit Rimaison en Bieuzy-les-Eaux, où ils furent exécutés un à un :
- quatre jeunes FFI des Côtes-du-Nord (Côtes–d’Armor), Émile Le Berre, François Le Pavec, Maurice Penhard et Robert Rouillé ;
- cinq parachutistes SAS, Alain Calloc’h de Kerillis, André Cauvin, Louis Claustre, Jean Fleuriot et Jean Pessis ;
- trois résistants, Robert Jourdren, Pierre Mourisset, Claude Sendral ;
- et deux corps qui n’ont pu être identifiés et qui pourraient être ceux de René Halimbourg et d’Édouard Paysant.

Les corps, qui n’avaient pas été enterrés, ne furent découverts que le 28 juillet 1944, entassés les uns sur les autres. Leur identification fut longue et difficile. Celui d’Émile Le Berre (acte de décès n° 19, corps n° 3) fut reconnu par ses parents le 17 juillet 1945. Il fut inhumé le lendemain dans le cimetière communal de Plémet où une plaque commémorative honore sa mémoire sur la tombe familiale.

Émile Le Berre a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homoçlogué FFI.

À Bieuzy-les-Eaux, le nom d’Émile Le Berre est inscrit sur le monument commémoratif de Rimaison.
Dans les Côtes-du-Nord (Côtes-d’Armor), il figure sur le monument aux morts de Plémet.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article194407, notice LE BERRE Émile, Lucien, Louis, Marie par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 8 août 2017, dernière modification le 12 août 2019.

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Émile Le Berre
Émile Le Berre
SOURCE : Exposition Rimaison 2017
Sur le monument de Rimaison</br> en Bieuzy-les-Eaux
Sur le monument de Rimaison
en Bieuzy-les-Eaux
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 69 620. — SHD, Vincennes, RG 16 P 346612. — Arch. Dép. Morbihan, 41J 46 et 47. — Arch. munic. Bieuzy-les-Eaux, dossier communiqué par Léon Quilleré, maire de Bieuzy-les-Eaux et exposition " Rimaison " Bieuzy-les-Eaux 18 juillet 1944 - 15 juillet 2017 (photo), réalisée par Yves Jouan. —Ami entends-tu... Journal de la Résistance bretonne, ANACR-56, n° 72, 2e semestre 1989. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978.— Kristian Hamon, Le Bezen Perrot : 1944, des nationalistes bretons sous l’uniforme allemand, Yoran Embanner, 2005 et Agents du Reich en Bretagne, Morlaix, Skol Vreizh, 2011. – René Le Guénic, Les Maquisards chez nous en 1944. Gourin-Le Faouët-Guéméné et Morbihan-Mémorial de la Résistance, Imprimerie Basse-Bretagne-Quéven-Morbihan, 2013. — " Bieuzy-les-Eaux : crimes de guerre du 18 juillet 1944 ", dossier mis en ligne le 30 septembre 2016 sur le Blog de Kristian Hamon. — Mémorial GenWeb. — Site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — État civil, Plémet (acte de naissance) ; Bieuzy-les-Eaux (acte de décès).

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