GRAGLIA Pierre, François, Marcel [Pseudonyme dans la Résistance : Paul GUÉRIN]

Par Robert Serre, Jean-Marie Guillon (à partir du travail de Robert Pinel et de Mémoire Résistance HB)

Né le 17 août 1922 à Nice (Alpes-Maritimes), tué le 22 février 1944 à Izon-la-Bruisse (Drôme) ; étudiant ; maquis Ventoux, Armée secrète (AS) du Vaucluse.

Fils de Léon Graglia, ingénieur électricien, et de Jeanne Mourlan, sans profession, habitant à Nice (Alpes-Maritimes), Pierre Graglia, surnommé Pierrot ou Pedro, réfractaire au STO, rejoignit le maquis Ventoux avec son camarade d’études, Michel Jourdan. Sur la liste des maquisards que les responsables avaient dressée avant la tragédie du 22 février, il apparaît sous la fausse identité de Paul Guérin et il est indiqué qu’il avait été parrainé par Victor (peut-être de Robion, Vaucluse) et que son correspondant était Marcel Sernetta à Vallorgues par Isle-sur-Sorgue (Vaucluse). Il est dit chef de maquis, adjoint de Jean-Paul Maugard.
Jourdan et lui appartenaient à la 3e section (camp Koenig) qui se trouvait à la ferme Julien, aux Granges-Basses à Izon-la-Bruisse (Drôme).
Le maquis fut attaqué à l’aube du 22 février 1944 par un commando de chasse de la Luftwaffe et des auxiliaires français de la 8e compagnie Brandebourg. La 1e section qui était à l’école du village d’Izon et la 3e furent surprises en même temps que le poste de garde qui était en contrebas. La plupart des maquisards de la 3e section furent tués à l’extérieur de la ferme en tentant d’échapper aux assaillants, dont probablement, Pierre Graglia.
La mention « Mort pour la France » lui a été attribuée.
Il n’y a pas de dossier d’homologation à son nom au SHD à Vincennes.
Il fut enterré dans un cimetière militaire, aujourd’hui Nécropole nationale, accueillant les sépultures des résistants exécutés, à Eygalayes, tombe 22. Exhumé le 28 juillet 1951, son corps fut inhumé à Nice au cimetière de Cimiez. Sa tombe à Eygalayes subsiste, avec la mention "In memoriam".
Son nom figure sur le monument aux morts et sur le monument commémoratif érigé dans la nécropole, à Eygalayes, sur le monument aux morts Isola, à Nice, sur une plaque commémorative dans le cimetière, à Valdeblore (Alpes-Maritimes), sur le monument commémoratif départemental à Mirmande-Saulce-sur-Rhône (Drôme).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article194732, notice GRAGLIA Pierre, François, Marcel [Pseudonyme dans la Résistance : Paul GUÉRIN] par Robert Serre, Jean-Marie Guillon (à partir du travail de Robert Pinel et de Mémoire Résistance HB), version mise en ligne le 24 août 2017, dernière modification le 24 novembre 2022.

Par Robert Serre, Jean-Marie Guillon (à partir du travail de Robert Pinel et de Mémoire Résistance HB)

Nécropole nationale, Eygalayes, (Drôme)
Nécropole nationale, Eygalayes, (Drôme)
Photo : Geneanet, sous licence CC-BY-NC-SA 2.0 Creative Commons

SOURCES : Avcc, Caen, AC 21 P 196472 (nc). — Arch. dép. Drôme, fonds de l’AERD (dossier remis par le fils d’André Vincent-Baume). — Arch. dép. Vaucluse 4 W 49. — Mémoire des hommes — Claude Arnoux, Maquis Ventoux, quelques pages de la Résistance en Vaucluse, Avignon, Les Presses Universelles, 1974 et rééd. 1994, p. 139. — Association pour la Mémoire de la Résistance et de la Déportation dans les Hautes-Baronnies (Mémoire Résistance HB), La tragédie du maquis d’Izon-la-Bruisse, 22 février 1944, Eygalayes, 2013, p. 76-77. — Laurent Pascal, Maquis Ventoux, op. cit.— Joseph La Picirella, Témoignages sur le Vercors, 14e édition, 1991. 88. — Cdt Pons, De la Résistance à la Libération, rééd. 1987 270. — Mémoire des hommes. — Mémorial GenWeb. — Geneanet

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