LERECLUS André

Par Bernard Pommaret, Michel Thébault.

Né le 12 août 1927 à Saint-Paul-d’Eyjeaux (Haute-Vienne), mort en action le 19 juillet 1944 à Sussac (Haute-Vienne) ; ouvrier agricole ; résistant FTPF.

Né à Saint-Paul-d’Eyjeaux au sud de Saint-Léonard-de-Noblat, André Lereclus était le fils de Pierre et d’Anna Jourde.
Ouvrier agricole domicilié à Lajoumard, un petit village de la commune de Saint-Léonard-de-Noblat, il s’engagea à l’âge de 16 ans dans la Résistance rejoignant sans doute à l’été 1944, un maquis FTPF dans le secteur de Sussac (Haute-Vienne). En effet, au 6 juin 1944, Georges Guingouin commandait dans le secteur du Mont Gargan à la limite de la Haute-Vienne et de la Corrèze un ensemble d’unités FTPF qui virent après le débarquement affluer les volontaires, et parmi eux très vraisemblablement André Lereclus. La menace ainsi créée en particulier sur les axes de communication, amena l’État-major allemand avec le soutien des autorités de Vichy à organiser une opération de répression des maquis FTPF de la région.
A partir des 9 et 10 juillet, arrivèrent en Limousin des unités de la brigade Jesser qui venaient de mener des opérations identiques dans le Puy-de-Dôme et le Cantal. Elles furent renforcées par des unités allemandes et miliciennes venues de Limoges, dans le but d’encercler le secteur du Mont Gargan. Georges Guingouin, bien que prévenu, ne put selon sa stratégie ordinaire de guérilla, éviter le combat et disperser ses forces. En effet, un parachutage massif d’armes devait avoir lieu en plein jour le 14 juillet sur la commune de Sussac (Haute-Vienne), et il fallait ensuite pouvoir évacuer et distribuer les armes et munitions attendues par les différents groupes de combat. Georges Guingouin dut donc accepter l’affrontement pour retarder, sinon arrêter, les unités allemandes. A partir du 17 juillet de violents combats se déroulèrent dans le secteur du Mont Gargan qui entraînèrent de nombreuses pertes de part et d’autre. André Lereclus fut tué au combat le 20 juillet 1944 sur le territoire de la commune de Sussac au lieu-dit Rebeyrolle.
Il obtint la mention mort pour la France et son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Léonard-de-Noblat où une rue porte son nom. Celui-ci figure aussi sur la stèle commémorative au bourg de Sussac, dédiée aux combattants de la Résistance victimes du nazisme ainsi que sur le monument commémoratif de la Résistance en Haute-Vienne, dans le jardin d’Orsay à Limoges.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article194964, notice LERECLUS André par Bernard Pommaret, Michel Thébault., version mise en ligne le 29 août 2017, dernière modification le 28 avril 2021.

Par Bernard Pommaret, Michel Thébault.

SOURCES : Arch. Dép. Haute-Vienne 47 J 9— SHD Caen AC 21 P 139237 — Georges Guingouin Quatre ans de lutte sur le sol limousin Ed. Hachette 1974 — Mémorial genweb — Mémoire des Hommes.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément