ESTRUGA Joseph dit Roger

Par Bernard Pommaret, Dominique Tantin

Né le 15 juillet 1924 à Mequinenza, province de Saragosse (Espagne), mort en action le 5 février 1944 à Eymoutiers (Haute-Vienne) ; résistant FTPF.

Joseph Estruga
Joseph Estruga
Crédit : MémorialGenWeb

Fils de José et de Joaquina Coso, réfugié espagnol, célibataire, il était domicilié à Saint-Julien-le-Petit (Haute-Vienne).
Il s’engagea dans les FTPF (maquis de Farsac) et il était placé sous les ordres du commandant Philibert, alias Fernand, « d’une quarantaine d ‘années, originaire du Var, évadé du camp de Saint-Paul-d’ Eyjeaux, qui a fait son service militaire dans la marine. » (Guingouin, op.cit., p 147.).
Le détachement, surnommé "les Tigres", stationnait depuis octobre 1943 dans le souterrain du château de Farsac, commune d’Eymoutiers, ravitaillé par la famille Périgaud, avec l’accord du vicomte de Romanet. Mais celui-ci (membre de l’AS mais agent double par anticommunisme) les dénonça, et, finalement démasqué, fut exécuté par les FTP le 23 juillet 1944. En conséquence de quoi, le 5 février, les maquisards furent surpris par l’attaque d’une compagnie du régiment SS Todt stationnée à la caserne Marceau de Limoges, sous le commandement de l’officier du Sipo-SD Holtz accompagné de l’interprète Patry. 80 SS contre 17 maquisards.
Fernand organisa une sortie pour échapper à l’encerclement, mais trois maquisards trouvèrent la mort, Joseph Estruga, Hidalgo Natalicchi, et René Réméniéras, l’un tué dans le combat, les deux autres exécutés sur place.
Ils furent inhumés dans le cimetière communal d’Eymoutiers lors d’obsèques que Guingouin voulut publiques et solennelles. Marcel Périgaud et sa mère née Réméniéras furent déportés. Marcel survécut.
Estruga obtint la mention Mort pour la France. Son nom est inscrit au lieu-dit, Farsac, route de Limoges à la sortie d’Eymoutiers sur une stèle commémorative avec ceux de ses compagnons et de Mélanie Réméniéras épouse Périgaud morte le 17 mars 1945 à Bergen-Belsen, sur le monument aux Morts de Saint-Julien-le-Petit, et à Limoges sur le monument commémoratif 1939-1945 du Jardin d’Orsay.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article194965, notice ESTRUGA Joseph dit Roger par Bernard Pommaret, Dominique Tantin, version mise en ligne le 29 août 2017, dernière modification le 16 septembre 2017.

Par Bernard Pommaret, Dominique Tantin

Joseph Estruga
Joseph Estruga
Crédit : MémorialGenWeb
Stèle commémorative du Château de Farsac (Eymoutiers)
Stèle commémorative du Château de Farsac (Eymoutiers)
Crédit : MémorialGenWeb

SOURCES : ADHV986W544. — ADIRP 87. — SHD GR 16 P 212059. — SHD-AVCC Caen AC 21 P 180676. — MémorialGenWeb. — Georges Guingouin, 4 ans de lutte sur le sol limousin, Saint-Paul, Le Puy Fraud éditeur, 2015, pp. 147-152. — Fabrice Grenard, Une légende du maquis, Georges Guingouin, du mythe à l’histoire, Paris, Vendémiaire, 2014, pp.201-202.

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