CHARRIER Jean-Marie

Né le 9 décembre 1908 à Dompierre-sur-Bisbre (Allier) ; ouvrier carrossier ; syndicaliste CGT, secrétaire du syndicat de l’établissement Renault de Choisy-le-Roi (Seine, Val-de-Marne) ;

Fils d’un cantonnier à la Compagnie des chemins de fer départementaux, Charrier reçut les premiers sacrements catholiques. Il travailla dans l’agriculture dès l’âge de onze ans puis suivit des cours d’adultes. Il devint ouvrier charron à Lapalisse (Allier), à Lyon, puis ouvrier menuisier en carrosserie à Gannat (Allier). En avril 1929, il fut embauché à l’usine Renault comme ouvrier carrossier dans l’atelier des voitures de luxe à Boulogne-Billancourt (Seine). Après le service militaire, réémbauché chez Renault, licencié en novembre 1938 après la grève du 30 novembre, repris, mobilisé sur place en 1939-1940, licencié à nouveau, après avoir travaillé sur un chantier de chômage en 1941, il réintégra l’usine Renault en septembre 1942 dans l’atelier de réparation de poids lourds. Il fut après la guerre muté à l’atelier des autorails à Choisy-le-Roi (Seine) où il travailla jusqu’à sa retraite anticipée pour maladie en 1971.

Marié civilement à Paris (XVIe arr.) en décembre 1932, Charrier eut dix enfants. Il habitait Châtenay-Malabry (Seine, Hauts-de-Seine) dans la cité-jardin de la Butte rouge, 9 rue Robert Hertz, depuis le 29 juillet 1939.
Syndiqué depuis 1934 à la CGTU, puis à la CGT, Charrier était désigné comme délégué suppléant dans son atelier en 1938. Après la guerre, toujours délégué du personnel, il était le secrétaire de la section syndicale CGT de l’entreprise de 1946 à 1949. Par la suite, il devenait le secrétaire du syndicat de l’établissement Renault de Choisy-le-Roi et le demeura jusqu’en 1971.

Membre du Parti communiste depuis 1936, Charrier fut secrétaire d’une cellule communiste dans son entreprise en 1939. Après avoir participé à l’activité clandestine communiste pendant la guerre, à la Libération il était le secrétaire de la section communiste de Châtenay-Malabry. Membre du comité de la fédération communiste Seine-Sud, il fut délégué au congrès national du Parti communiste de juillet 1945.

De 1950 à 1970, Charrier fut conseiller prud’homme pour la section « Métaux, 5e catégorie ».

En 1985, toujours membre du Parti communiste, Charrier vivait dans sa commune natale où il s’était retiré en 1972.
Un de ses fils, Charrier Jean-Claude, dessinateur, communiste, élu conseiller municipal de Châtenay-Malabry sur la liste d’Union de la gauche à direction socialiste en avril 1977, était réélu en 1983 sur une liste analogue.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article19524, notice CHARRIER Jean-Marie, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 24 octobre 2010.

SOURCES : Arch. com. Châtenay-Malabry. — Renseignements fournis par la section de Châtenay-Malabry du Parti communiste français et par l’intéressé.

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