LEGRESY Jean Baptiste

Par Bernard Pommaret, Michel Thébault.

Né le 24 février 1910 à Saint-Pierre-Chérignat (Creuse), exécuté sommairement le 11 juin 1944 à Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) ; charron ; résistant FTPF.

Originaire d’un village de Creuse, à la limite de la Haute-Vienne, Jean Baptiste Legrésy était dans les années 40 domicilié à Sauviat-sur-Vige (Haute-Vienne), commune limitrophe de Saint-Pierre-Chérignat de l’autre côté de la limite départementale. Marié, il y exerçait la profession de charron.
Il s’engagea dans la Résistance le 1er mars 1943, au moment où les maquis commençaient à se développer, rejoignant les FTPF de Georges Guingouin. Il en devint agent de liaison, au poste de commandement du sous-secteur A FTPF.
Après le débarquement du 6 juin 1944, la division SS Das Reich, reçut l’ordre de remonter vers le nord et au passage de réprimer les insurrections de la Résistance limousine. Le 8 juin 1944, dans la journée, le 3ème bataillon du régiment Der Führer se dirigea vers Saint Léonard de Noblat (Haute-Vienne), où il parvint le 8 au soir, pour le lendemain poursuivre sa route vers Guéret libérée par la Résistance, afin de boucler la ville par le sud. Le 9 juin au matin, le bataillon reprit sa progression vers Guéret où il parvint en fin d’après-midi, après avoir perpétré un massacre au lieu-dit Combeauvert (commune de Janaillat, Creuse). La plus grande partie du bataillon SS, commandé par le SS-Sturmbannführer Helmut Kämpfe, revint le soir même par le même itinéraire, rappelée par le général de la division, Lammerding, pour se préparer au départ vers la Normandie. Vers 20 heures le commandant Kämpfe, parti seul en voiture à l’avant de son bataillon, fut fait prisonnier quelques kilomètres avant Saint-Léonard-de-Noblat dans une embuscade tendue par les résistants de Haute-Vienne (AS et FTP). L’arrivée des troupes allemandes un peu plus tard déclencha aussitôt des fouilles et perquisitions dans tout le secteur. Les 10 et 11 juin, le général Lammerding envoya toutes les troupes disponibles ratisser le secteur de Saint-Léonard-de-Noblat pour tenter de retrouver le colonel Kämpfe. Le 11 juin 1944, sur la commune de Saint-Léonard-de-Noblat, à la sortie de la commune en direction de Sauviat-sur-Vige et de la Creuse, au lieu-dit Le Pont de Noblat, Jean Legrésy fut intercepté alors qu’il circulait à bicyclette, vraisemblablement par un barrage allemand établi à la sortie de la ville. Selon un témoignage donné par la famille, il était porteur d’un message (caché dans sa casquette) pour les maquis creusois. Il fut immédiatement exécuté sommairement à proximité, au lieu-dit Le Raca.
Son nom figure sur une stèle dressée en bordure de la route, à la sortie de Saint-Léonard-de-Noblat.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article195264, notice LEGRESY Jean Baptiste par Bernard Pommaret, Michel Thébault., version mise en ligne le 9 septembre 2017, dernière modification le 12 mars 2020.

Par Bernard Pommaret, Michel Thébault.

SOURCES : IR 1208 18797 - ODAC 87 — Dossier CVR 87 (cvr 9018) — SHD GR 16 P 356902 — Journal Le Populaire – 15/11/44 — Michel Baury, collecteur de mémoire. Essais historiques. — Mémorial genweb.

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