POURCHET Roger, Charles, Marie

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 31 juillet 1911 à Maisons-du-Bois (aujourd’hui Maisons-du-Bois-Lièvremont, Doubs), mort à l’hôpital le 8 septembre 1944, à Besançon, des suites de blessures ; employé SNCF ; résistant des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

Roger Pourchet était le fils d’Henri Joseph Marie, cultivateur et de Louise Marguerite Colette Ludivine Donnet, garde-barrière à la compagnie PLM. Il eut sept frères et sœurs. Il se maria le 25 avril 1941 à Besançon avec Christiane Germaine Cécile Mille, dont il eut un fils né peu après son décès et prénommé Roger comme son père.
Il était musicien, pratiquant le saxophone. Il effectua son service militaire au 60e régiment d’infanterie du 20 octobre 1932 au 5 octobre 1933, Il passa dans la disponibilité le 15 octobre 1933 et fut convoqué pour une période d’exercices de 21 jours du 4 au 24 juillet 1935, au 60e régiment d’infanterie.
Il demeurait à Besançon chez ses parents puis à son propre domicile à partir de 1935. Il était employé de commerce, préparateur épicier aux Économiques Bisontins (E.B.E.) en 1936-1938,
Il fut rappelé à l’activité le 2 septembre 1939, au 44e régiment d’infanterie. Après avoir participé à la campagne de mai et juin 1940, il fut fait prisonnier le 19 juin 1940 à La Motte Beuvron (Loir-et-Cher) et interné au Front stalag 150. Il fut rapatrié et démobilisé le 14 décembre 1942. Il fut cité à l’ordre du régiment avec attribution de la Croix de guerre avec étoile de Bronze par ordonnance du 8 décembre 1943. Il revint à Besançon et entra à la SNCF comme auxiliaire manœuvre en gare de Besançon.
Il s’engagea dans les Forces françaises de l’Intérieur (FFI) à la 3e compagnie du Doubs avec le grade de sergent le 20 août 1944. Le 7 septembre les combats pour la libération de Besançon commencèrent et Roger Pourchet fut engagé avec son unité au côté des forces américaines. Il fut grièvement blessé lors d’un accrochage avec l’ennemi à la Caserne Ruty, à Besançon. Transporté à l’Hôpital Saint-Jacques, il décéda des suites de ses blessures le 8 septembre 1944 à 0h15.
Avec les autres résistants décédés lors des combats pour la libération, il eut des obsèques nationales à l’Institution Saint-Joseph, avenue Fontaine-Argent le 11 septembre 1944.
Selon Bernard Carré, il aurait été inhumé tout d’abord, au cimetière des Chaprais et il repose aujourd’hui dans le caveau familial, au cimetière de Saint Ferjeux, à Besançon (Doubs).
Il obtint la mention « Mort pour la France » le 10 janvier 1945 sur avis du lieutenant-colonel Barthelet, commandant le Groupement des Forces Françaises de l’Intérieur, sous-région D2. L’acte de décès fut transcrit le 15 janvier 1945. Il obtint la Médaille militaire à titre posthume par décret du 4 octobre 1954 et la Croix de guerre avec étoile de bronze.
Il fut homologué soldat des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Son nom figure sur le monument aux morts, sur le monument aux morts "1939-1945 À la mémoire des agents de la SNCF tués par faits de guerre", en gare de Besançon-Viotte, sur la stèle commémorative 1939-1945, place de la Liberté, sur le livre d’or "À la mémoire des Habitants de Besançon Morts pour la France au cours ou des suites des guerres", et sur les plaques commémoratives de Notre Dame de la Libération à la Chapelle des Buis, à Besançon (Doubs).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article195626, notice POURCHET Roger, Charles, Marie par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 26 septembre 2017, dernière modification le 29 mars 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : dossiers SHD GR 16 P 488901 et AC 21 P 134349 (non consultés).— Notice sans auteur dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial sous la direction de Thomas Fontaine, éd. Perrin/SNCF, Paris 2017, page 1580.— Portrait du résistant Roger Pourchet, par Bernard Carré, dans Vivre aux Chaprais, 2015.— Mémorial Genweb.— État civil.

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