DOUSSINEAU Marcel

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 1er février 1907 à Argenteuil (Seine-et-Oise, Val-d’Oise), exécuté sommairement le 18 juillet 1944 à Colpo (Morbihan) ; FTPF.

Marcel Doussineau était le fils de Narcisse Auguste Doussineau, caoutchoutier, et d’Anna Glay, couturière. Il avait épousé Irène Laubin le 22 novembre 1930 à Rueil-Malmaison, (Seine-et-Oise, Val-d’Oise). Le couple était domicilié à Puteaux (Seine, Hauts-de-Seine).

Il rejoignit les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) et participa aux combats engagés le 14 juillet 1944 à Kervernen, Kergant et Kerhudé en Pluméliau (Morbihan), par la 4e compagnie d’Alphonse Le Cunff [pseudonyme dans la Résistance : capitaine Bernard]. Cette compagnie appartenait au 1er Bataillon FTPF, devenu le 5e Bataillon FFI (Forces française de l’intérieur) commandé par Louis Doré [pseudonyme dans la Résistance : commandant Jacques]. Fait prisonnier, Marcel Doussineau fut incarcéré, interrogé et torturé dans l’école des filles de Locminé (Morbihan) transformée en prison par les agents du Sicherheitsdienst (SD-service de sécurité de la SS).

Le 18 juillet 1944, Marcel Doussineau fit partie des treize détenus de Locminé qui furent amenés dans le bois de Coët-Kermeno à Botségalo en Colpo, où ils furent exécutés : Marcel Doussineau, Georges Corvec, Julien Garaud, Auguste Gillet, Laurent Henrio, Louis Le Duic, Jean Le Grégam, Roger Le Grégam, Raymond Maho, Marcel Le Roy, Robert Robo,et deux inconnus (Inconnu 1, Inconnu 2).

Sur les registres de l’État-civil de Colpo, l’acte de décès numéro 35 dressé le 24 juillet 1944, fait mention de la découverte le 23 juillet 1944 au lieu-dit Coët-Kermeno, du corps d’« un individu de sexe masculin dont l’identité n’a pu être établie et dont la mort paraît remonter à cinq jours ». Par un jugement du tribunal civil de Vannes rendu le 30 avril 1945 et retranscrit en mairie de Colpo le 6 juin 1945, ce corps a été reconnu officiellement comme étant celui de Marcel Doussineau.

Il a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Dans le Morbihan, le nom de Marcel Doussineau est inscrit sur le monument commémoratif érigé à Botségalo en Colpo, sur le monument aux morts de Baud, et sur le monument « Aux héros de Kervernen » érigé à Saint-Nicolas-des-Eaux en Pluméliau sous l’orthographe « Doucineau » .
À Puteaux dans les Hauts-de-Seine, où une plaque a été apposée à son domicile 90 rue de Verdun, il figure sur le monument du square des martyrs de la Résistance.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article195992, notice DOUSSINEAU Marcel par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 9 octobre 2017, dernière modification le 14 août 2019.

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Sur le monument de Botségalo en Colpo
Sur le monument de Botségalo en Colpo
Sur le monument </br>de Saint-Nicolas-des Eaux en Pluméliau
Sur le monument
de Saint-Nicolas-des Eaux en Pluméliau
Sur le monument aux morts de Baud
Sur le monument aux morts de Baud
Sur le monument aux morts de Baud
Sur le monument aux morts de Baud
SOURCE :
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 108 525. — SHD, Vincennes, 16 P 191453. — René Le Guénic, Morbihan, Mémorial de la Résistance, Imprimerie Basse Bretagne, Quéven, 2013. — Mémorial GenWeb. — " Lieux mémoriels en Morbihan-Colpo " dossier en ligne sur le site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56. — État civil, Argenteuil (acte de naissance) ; Colpo (acte et jugement déclaratif de décès).

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