CARGOUËT Fernand, Jean, Marie

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 17 mars 1921 à Guern (Morbihan), fusillé rescapé le 22 juillet à Colpo (Morbihan), mort au combat le 27 août 1944 à Guidel (Morbihan) ; FTPF- FFI.

Fernand Cargouët était le fils de Jean Jacques Cargouët, cantonnier, et de Marie Joseph Bocher, sans profession. Célibataire il était domicilié à Le Sourn (Morbihan).

Il rejoignit les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) et participa aux combats engagés le 14 juillet 1944 à Kervernen, Kergant et Kerhudé en Pluméliau (Morbihan) par trois sections de la 4e compagnie d’Alphonse Le Cunff [pseudonyme dans la Résistance : capitaine Bernard]. Cette compagnie appartenait au 1er Bataillon FTPF, devenu le 5e Bataillon FFI du Morbihan (FTPF) commandé par Louis Doré [pseudonyme dans la Résistance : commandant Jacques]. Trente-six résistants furent tués et une vingtaine d’autres faits prisonniers, dont Fernand Cargouët. Ils furent incarcérés dans l’école des filles de Locminé (Morbihan) transformée en prison par les agents du Sicherheitsdienst (SD-service de sécurité de la SS), et y furent interrogés et torturés.
Le 22 juillet 1944, Fernand Cargouët fit partie des treize détenus de Locminé qui furent amenés dans le bois de Coët-Kermeno à Botségalo en Colpo où ils furent exécutés d’une balle dans la nuque : Fernand Cargouët, Joseph Brient, Lionel Dubray, Louis Le Bail, Pierre Le Bot, Robert Le Calvé, André Le Gleuher, Édouard Le Penne, Pierre Nagot, Charles Renauld, et trois exécutés non identifiés (Inconnu 3, Inconnu 4, Inconnu 5)

Atteint par une balle qui lui transperça l’oreille et le haut de la joue, il perdit connaissance. Revenu à lui, une fois les soldats allemands partis, il trouva la force de marcher jusqu’à une grange où Antoine Le Corre, cultivateur à Kerret en Grand-Champ, le découvrit le lendemain matin, noir de coups, couvert de sang, sans chaussures ni ceinture.
Fernand Cargouët survécut à ses blessures et il reprit le combat au sein de la compagnie de choc FFI Bretagne. Le 27 août 1944, il fut tué en sautant sur une mine antichar à Bellamer en Guidel (Mobihan).

Il a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de la commune de Le Sourn.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article196003, notice CARGOUËT Fernand, Jean, Marie par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 10 octobre 2017, dernière modification le 14 août 2019.

Par Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

SOURCES : SHD, Vincennes, GR 16 P 106575. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978, p 523 — Mémorial GenWeb — État civil, Guidel (acte de décès).

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