COUCAUD André, Camille

Par Michel Thébault

Né 9 septembre 1920 à Saint-Hilaire-le-Château (Creuse), mort en action le 15 juillet 1944 à Vidaillat (Creuse) ; cultivateur ; résistant FTPF.

Il était le fils d’Arsène Coucaud et de Léonie, Germaine Peyrajoux, domiciliés au lieu-dit Les Combes, commune de Saint-Hilaire-le-Château. Célibataire, il exerçait la profession de cultivateur et était domicilié en 1944 aux Sauvelles, commune de la Pouge. Il s’engagea dans la Résistance, au sein de la 2103ème compagnie FTPF appartenant au sous-secteur B de la Creuse. Ce maquis s’était constitué à partir de l’automne 1943 dans le secteur de Sardent (Creuse) et avait pris le nom de Gabriel Brunet, un jeune de Sardent tué le 7 septembre 1943 lors de l’attaque allemande contre le maquis du bois du Thouraud. La compagnie fut engagée dans les combats pour la libération de Guéret le 7 juin 1944 (André Coucaud y a vraisemblablement participé) avant de se replier le 9 juin sur ses bases de départ. La compagnie participa alors au contrôle de la route Limoges – Aubusson.
A la mi-juillet 1944 la brigade Jesser, une formation militaire allemande, composée d’éléments de la Wehrmacht, des SS et de divers services de police, pénétra en Creuse, chargée de la répression contre les forces de la Résistance. L’une des colonnes (colonne rapide du commandant Coqui, régiment de sécurité motorisé n°1000) entra dans le département le 14 juillet en venant de Murat (Cantal) se dirigeant vers le secteur d’Aubusson. Le 15 juillet 1944 vers 16 h 30 (selon le rapport de gendarmerie rédigé le 24 juillet 1944) un détachement allemand appartenant au groupe Coqui et composé de cinq camions précédé de motocyclistes entra à Aubusson venant de Felletin. Ce même jour des unités allemandes progressèrent le long de la route nationale 141, se dirigeant par divers itinéraires vers le secteur de Bourganeuf. La colonne progressant par Vallières, Banize et Chavanat se trouva face sur cette dernière commune, au pont de Meymanat sur le Thaurion, à une section de la 2103ème compagnie FTPF en train de s’installer sur ordre du commandement FTP pour bloquer le passage sur la rivière. Cette section commandée par André Goudard fut rapidement submergée par la puissance de feu allemande. Obligée de décrocher rapidement à découvert sur la pente vers Vidaillat au-dessus du Thaurion, la section eut trois morts. André Coucaud fut tué au lieu-dit Cherchaleix sur la commune de Vidaillat.
Il obtint la mention mort pour la France et son nom figure sur le monument aux morts de la commune de Saint-Hilaire-le-Château, sa commune natale ainsi que sur celui de la commune de La Pouge. Son nom figure aussi sur le monument commémoratif de Combeauvert (commune de Thauron, Creuse) au titre des morts du canton de Pontarion (Creuse) ; il figure enfin sur le mémorial de la résistance creusoise à Guéret (Creuse).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article196188, notice COUCAUD André, Camille par Michel Thébault, version mise en ligne le 16 octobre 2017, dernière modification le 11 février 2020.

Par Michel Thébault

SOURCES : Marc Parrotin Le temps du Maquis, Histoire de la Résistance en Creuse Ed. Verso 1984 et Mémorial de la Résistance creusoise Ed. Verso 2000 — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb —Base de données Université Lille 3 — État civil.

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