PLANCHAT Marcel, Roger

Par Michel Thébault

Né le 4 septembre 1921 à Paris (XIVe arr.), mort en action le 15 juillet 1944 à Vidaillat (Creuse) ; cultivateur ; résistant FTPF.

Marcel Planchat était le fils d’Eugénie, Adèle Planchat, née à La Pouge (Creuse) le 29 juillet 1900 (mariée au Kremlin-Bicêtre le 20 août 1942 avec Paul, Émile Ducourtioux). Sa mère travaillant vraisemblablement à Paris, il fut très tôt élevé par ses grands-parents maternels. Dès le recensement de 1926, il résidait à La Pouge (Creuse) au domicile de ses grands-parents François Planchat et Jeanne, Élise Noillet. Son grand père, né en 1869, maçon de la Creuse (absent lors de la naissance de sa dernière fille Georgette en 1908) était en 1926 journalier. Au recensement de 1936, Marcel Planchat était toujours domicilié au bourg de La Pouge, chez ses grands-parents, cultivateurs. Il était alors, à 15 ans, domestique de ferme chez Mr. Bussière. Il était en 1944 toujours domicilié sur la commune de La Pouge (Creuse) où il était ouvrier agricole.

Il s’engagea dans la Résistance, au sein de la 2103ème compagnie FTPF appartenant au sous-secteur B de la Creuse. Ce maquis s’était constitué à partir de l’automne 1943 dans le secteur de Sardent (Creuse) Il avait pris le nom de Gabriel Brunet, un jeune de Sardent tué le 7 septembre 1943 lors de l’attaque allemande contre le maquis du bois du Thouraud. La compagnie fut engagée dans les combats pour la libération de Guéret le 7 juin 1944 (Marcel Planchat y a vraisemblablement participé) avant de se replier le 9 juin sur ses bases à Sardent et au Compeix, commune de Saint-Pierre-Bellevue (Creuse). La compagnie participa alors au contrôle de la route Limoges –Aubusson.
A la mi-juillet 1944 la brigade Jesser, une formation militaire allemande, composée d’éléments de la Wehrmacht, des SS et de divers services de police, pénétra en Creuse, chargée de la répression contre les forces de la Résistance. L’une des colonnes (colonne rapide du commandant Coqui, régiment de sécurité motorisé n°1000) entra dans le département le 14 juillet en venant de Murat (Cantal) se dirigeant vers le secteur d’Aubusson. Le 15 juillet 1944 vers 16 h 30 (selon le rapport de gendarmerie rédigé le 24 juillet 1944) un détachement allemand appartenant au groupe Coqui et composé de cinq camions précédé de motocyclistes entra à Aubusson venant de Felletin. Ce même jour des unités allemandes progressèrent le long de la route nationale 141, se dirigeant par divers itinéraires vers le secteur de Bourganeuf. La colonne progressant par Vallières, Banize et Chavanat se trouva face sur cette dernière commune, au pont de Meymanat sur le Thaurion, à une section de la 2103ème compagnie FTPF en train de s’installer sur ordre du commandement FTP pour bloquer le passage sur la rivière. Cette section commandée par André Goudard fut rapidement submergée par la puissance de feu allemande. Obligée de décrocher rapidement à découvert sur la pente vers Vidaillat au-dessus du Thaurion, la section eut trois morts. Marcel Planchat fut tué au lieu-dit Cherchaleix sur la commune de Vidaillat.

Il obtint la mention mort pour la France et son nom figure sur le monument aux morts de la commune de La Pouge. Son nom figure aussi sur le monument commémoratif de Combeauvert (commune de Thauron, Creuse) au titre des morts du canton de Pontarion (Creuse) ; il figure enfin sur le mémorial de la résistance creusoise à Guéret (Creuse).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article196192, notice PLANCHAT Marcel, Roger par Michel Thébault, version mise en ligne le 16 octobre 2017, dernière modification le 4 septembre 2021.

Par Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Creuse (état civil, recensements) — Marc Parrotin Le temps du Maquis, Histoire de la Résistance en Creuse Ed. Verso 1984 et Mémorial de la Résistance creusoise Ed. Verso 2000 —Mémoire des Hommes — Mémorial genweb — Base de données Université Lille 3 — État civil.

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