CHATOUT René

Par Éliane Laurent

Né le 2 avril 1899 à Montluçon (Allier), mort en déportation le 9 août 1944 à Neuengamme (Allemagne) ; cheminot, tourneur sur métaux aux ateliers de Vauzelles (Nièvre) ; syndicaliste CGTU puis CGT réunifiée et militant communiste de la Nièvre ; conseiller municipal de Nevers.

René Chatout sur un tract électoral de 1936

Fils de Jean Chatout, ajusteur, et de de Marie Catherine Nicoulaud, sans profession, René Chatout, cheminot révoqué, était membre de bureau du syndicat des métaux de Vauzelles-Varennes-les-Nevers ; trésorier de la Bourse du Travail unitaire constituée en février 1922 (voir Louis Petit*) il fut également trésorier adjoint de l’Union départementale CGTU en 1923, puis secrétaire de l’Union locale de Nevers en 1929, en remplacement de Pierre Gauthé*. Au congrès de septembre qui avait réuni vingt-sept syndicats - il y en avait une soixantaine l’année précédente - la commission exécutive élue comprenait : René Chatout, Joseph Mazet*, Baroin*, Auguste Lamothe* et Jules Legrain*. La commission de contrôle était composée de Pierre Gauthé*, Auguste Delavaud* (ou Delavault) et Pillet*. Tous étaient militants ou sympathisants du Parti communiste. En 1933, René Chatout devint secrétaire de l’UD-CGTU de la Nièvre. Il milita activement, le moment venu, en faveur de l’unité syndicale et, au congrès de réunification de janvier 1936, il fut élu deuxième secrétaire adjoint de l’UD-CGT qui comptait alors 15 000 membres : il y défendit, en vain, contre Marcel Marcelot*, la possibilité de cumuler des mandats politiques et syndicaux (54 voix pour ; 15 voix contre).

Militant communiste de la cellule de Vauzelles, René Chatout fut délégué au Ve congrès national (Lille, juin 1926). Il était membre du bureau du rayon de Nevers en 1932. Il fut candidat à plusieurs élections : aux cantonales de 1931 à Saint-Benin d’Azy ; aux municipales de 1925 et 1932 à Nevers, il conduisait la liste communiste ; aux législatives de 1932 dans la deuxième circonscription de Nevers il obtint 10,5 % des voix des inscrits au premier tour, 3,5 % au second tour ; en 1936 dans la même circonscription 10,9 % il fut encore candidat aux élections de conseiller d’arrondissement à Nevers en 1937 en compagnie de Louis Limoges* et se désista en faveur des socialistes Marcel Marcelot* et Louis Masson*. Il avait été élu conseiller municipal de Nevers en 1935.

Secrétaire départemental de la CGT, René Chatout fut arrêté le 7 novembre 1940, puis déporté au camp de Neuengamme (Allemagne), où il mourut.

Il s’était marié le 7 mars 1923 à Nevers avec Joséphine Lévèque.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article19624, notice CHATOUT René par Éliane Laurent, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 20 juillet 2020.

Par Éliane Laurent

René Chatout sur un tract électoral de 1936

SOURCES : Arch. Nat. F7/13004, rapport du 12 septembre 1929, F7/130090, F7/13165. — Le Syndiqué du Cher. — Le Prolétaire. — L’Émancipateur. — Jean-Claude Martinet, Histoire de l’Occupation et de la Résistance dans la Nièvre, 1940-1944, La Charité-sur-Loire, Éditions Delayance, 1978. — Notes de Jean-Pierre Besse. — État civil en ligne cote 2 E 191 106, vue 35 , Arch. dép. Allier : état civil de Montluçon.

ICONOGRAPHIE : Photographie dans Le Prolétaire de janvier 1938. — Photographie in Jean-Claude Martinet, op. cit.

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