PAILLARD Pierre

Par Georges Ribeill, Jean-Louis Ponnavoy

Né le 10 mars 1925 à la Motte-Saint-Jean (Saône-et-Loire), maquisard, tué en action le 22 août 1944 à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) ; apprenti SNCF du dépôt de Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) ; résistant du maquis du Charollais et des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Pierre Paillard était le fils d’Antoine et de Marie Louise Rey. Il était célibataire et domicilié 40 rue des Blattiers, à Digoin (Saône-et-Loire).
Originaire de la Motte-Saint-Jean, apprenti SNCF du dépôt de Paray le Monial, de la promotion 1939/1942 puis ouvrier à l’essai, Pierre Paillard rejoignit le maquis et participa le 22 août 1944 à l’attaque d’un train de déportés au cours de laquelle il fut tué.
Le maquis du Charolais (Martigny-le-Comte et Saint-Julien de Civry) avait reçu de Guy d’Artois, commandant du 1er bataillon du Charolais l’ordre d’intercepter un convoi de déportés en gare de Paray-le Monial mais il s’était heurté à un autre train : un train blindé et fortement armé transportant des SS et qui en se déplaçant, balaya de son feu toute la zone comprise entre la gare et le pont de Bord, à Paray-le-Monial.
Un combat inégal s’ensuivit pendant toute la matinée. Lorsque les secouristes arrivèrent dans l’après-midi, ils trouvèrent de nombreux corps en gare, le long de la voie ferrée, du canal, de la route de Poisson et dans les prés environnants. 28 résistants, âgés de 18 à 32 ans avaient été tués au combat, massacrés ou achevés sur place. Pierre Paillard fut capturé pendant le combat et exécuté. Selon l’acte de décès, il décéda à sept heures route de Poisson.
Il obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur l’acte de décès qui précise qu’il était membre des Forces françaises de l’intérieur FFI).
Il obtint le titre de "Déporté et interné résistant" (DIR) [SHD Vincennes dossier GR 16 P 454776].
Il reçut la Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 24/05/1957 publié au JO du 29/05/1957.
Son nom est inscrit sur la plaque des cheminots morts pour la France ; il apparait aussi dans la liste parue dans Notre Métier du 21 décembre 1945 : « Liste des cheminots morts en contribuant à libérer le Pays de l’occupation allemande » et dans la nouvelle liste parue dans Notre Métier du 20 décembre 1946 : « A la mémoire des apprentis, anciens apprentis et agents des cadres de l’apprentissage morts au cours de la dernière guerre et des combats de la libération »
Il figure également sur les monuments aux morts, à Digoin et Paray-le-Monial (avec l’orthographe FAILLARD P.) et sur la plaque commémorative "A la mémoire des Héros de notre Maquis tués au combat pour la Libération de notre Patrie le 22 Août 1944", à Saint-Julien-de-Civry (Saône-et-Loire).
Il ne figure pas dans le mémorial 1940-1945 des Cheminots victimes de la répression.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article196457, notice PAILLARD Pierre par Georges Ribeill, Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 25 octobre 2017, dernière modification le 9 juillet 2021.

Par Georges Ribeill, Jean-Louis Ponnavoy

Bonjour un petit complément pour Pierre PAILLARD
Le maquis du Charolais (Martigny-le-Comte et Saint-Julien de Civry) reçoit l’ordre d’intercepter un convoi de déportés en gare de Paray-le Monial.
Mais il se heurte à un autre train : un train blindé et fortement armé transportant des SS.
11 maquisards en gare + 10 en bordure du canal + 1 au pont du canal = 29 FFI tués dans les combats ou blessés et achevés (blessures mortelles à la tête), ajoutons 1 civil qui se rasait chez lui (Jean LEMOINE) et 3 maisons incendiées + 2 déportés = 34 victimes FFI (prenez vos calculettes)
Une stèle à Saint-Julien-de Civry avec 34 noms dont PAILLARD P. pour le 24 août 1944.
Une liste de 35 victimes dans Généalogie des Familles en Pays Charolais et Brionnais : La ligne Pierre PAILLARD non renseignée.
et toujours pas de source pour Pierre PAILLARD.
Affaire à suivre ..
Bonne journée
Henri DROPSY

SOURCES  : Notre Métier.— Fichiers Sud-Est, exécutés.— Journal de Saône-et-Loire du 20 août 2011 Anniversaire du 22 août 1944, article signé Jean-Paul Weiss.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

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