BRUNET Jean

Par Michel Thébault

Né le 8 juillet 1875 à Saint-Sylvain-sous-Toulx (Creuse), mort le 9 juin 1944 à Guéret (Creuse) ; retraité ; victime civile.

Il était le fils naturel de Madeleine Brunet, cultivatrice à Vautredeix, commune de Saint-Sylvain-sous-Toulx. Il exerçait la profession de maçon (au sens de « maçon de la Creuse », travailleur saisonnier, partant l’hiver travailler sur les chantiers de construction des grandes villes).

Incorporé en novembre 1896 au 60ème Régiment d’infanterie à Besançon (Doubs), il fit un service militaire de trois ans libéré en octobre 1899. Il épousa le 7 août 1900 à Saint-Sylvain-sous-Toulx Marie Marthe Piquand, âgée de 18 ans et demi, originaire de Bénévent-l’Abbaye (Creuse) ; par leur acte de mariage ils reconnurent et légitimèrent leur fille Louise, Marthe née le 23 juin 1900. Les années suivantes, Jean Brunet poursuivit son activité de maçon en région parisienne, à Bois-Colombes (aujourd’hui Hauts-de-Seine) alternant avec des séjours à Bénévent-l’Abbaye. Il fut mobilisé le 6 août 1914 au 90ème Régiment d’infanterie. Blessé le 4 février 1916 à Sermoise (Aisne) par des éclats d’obus, il fut réformé en février 1917 et revint s’installer à Bénévent-l’Abbaye. Après le décès de son épouse, il épousa le 27 juin 1938 à Guéret (Creuse), Marie, Mariette Ragain. Retraité il était en 1944 domicilié à Guéret, 23 rue de la Rodde.

Le 7 juin 1944, le lieutenant-colonel « François » (Albert Fossey), chef départemental des FFI de la Creuse et du Cher dirigea la première libération de Guéret à la tête des maquis de la Creuse faisant de Guéret la première préfecture métropolitaine libérée de France. Le 9 juin, la ville fut reprise par les troupes allemandes, investie par des forces venant de Montluçon, précédées par des actions aériennes et de Saint-Léonard-de-Noblat en Haute-Vienne (des éléments de la division Das Reich). Les troupes allemandes entamèrent immédiatement une campagne de fouilles systématique à la recherche de maquisards. Les circonstances de la mort de Jean Brunet restent non connues, l’acte de décès précise qu’il est survenu à 15 heures à son domicile.

Il obtint le 20 juin 1945 la mention mort pour la France et son nom figure sur le monument aux morts de Guéret ainsi que sur le mémorial de la Résistance creusoise à Guéret (sous le nom de Brunet, prénom non précisé).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article196559, notice BRUNET Jean par Michel Thébault, version mise en ligne le 28 octobre 2017, dernière modification le 12 mars 2020.

Par Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Creuse (État civil numérisé, registre matricule) — René Castille, Guy Avizou, Christophe Moreigne, Pascal Plas. La Creuse pendant la seconde guerre mondiale Le Puy Fraud 2012 — Mémorial genweb — État civil, registre des décès de la ville de Guéret, 1944, acte n°145.

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