BALBO Gaston, Ernest, Julien

Par Robert Serre, Jean-Marie Guillon

Né le 4 septembre 1906 à La Roque d’Anthéron (Bouches-du-Rhône), exécuté le 22 août 1944 à Montélimar (Drôme) ; agent de la SNCF ; membre du réseau Tartane de la France combattante.

Fils d’Antoine Balbo et de Louise Rey, marié à Louise Contard, père de deux enfants, Gaston Balbo était agent de la SNCF (facteur enregistrant) à la gare de Mirabeau (Vaucluse). Il faisait partie du réseau de renseignements Tartane, sous-réseau Burin, dirigé par Roger Taillefer, avec le matricule R.J. 610. Il y était entré en juin 1943. Il fut arrêté le 4 juillet 1944 à Mirabeau (Vaucluse) par l’équipe de Georges Pariétas dit « commissaire Boyer » qui travaillait pour le compte de la police militaire allemande (Geheim Feldpolizei) et de l’Abwehr. Cette équipe avait arrêté à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 17 juin Taillefer (qui avait pu s’échapper) et son adjoint Joseph Zapelli*, puis le 23 juin Louis Trosset*. Elle s’était rendue le 3 juillet à Miramas (Bouches-du-Rhône) où Balbo était employé auparavant et avait su là qu’il avait été affecté à la gare de Mirabeau. Il fut arrêté le 4 sur le pont de Mirabeau et rejoignit Zapelli et Trosset à la prison des Grandes Baumettes. Les trois hommes se trouvaient dans le convoi de condamnés que les Allemands firent partir de Marseille le 16 août, après avoir libéré les autres prisonniers. Compte tenu des coupures de la voie ferrée, ce groupe de vingt-quatre prisonniers fut acheminé en train et à pieds. Les Allemands libérèrent des prisonniers en cours de route, notamment six à Pierrelatte (Drôme), un était parvenu à s’échapper au Pontet (Vaucluse) et deux femmes avaient été laissées à la prison d’Avignon. L’avance rapide des troupes de Libération incita les Allemands à se débarrasser de leurs prisonniers. Les quatorze prisonniers restant furent exécutés à Montélimar, quartier des Meyères, le 22 août 1944 (les dates de l’exécution de ces hommes varie selon les sources et selon les membres du groupe entre le 20 août pour Robert Serre et le 24 août pour le site Mémoire des hommes).
Le titre de « Mort pour la France » lui fut attribué.
Il fut homologué aux Forces françaises combattantes et comme Déporté et interné résistant (DIR). Il a été décoré de la Médaille de la Résistance à titre posthume le 15 octobre 1945.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article196887, notice BALBO Gaston, Ernest, Julien par Robert Serre, Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 15 juin 2019, dernière modification le 13 octobre 2021.

Par Robert Serre, Jean-Marie Guillon

SOURCES : Arch. dép. Bouches-du-Rhône 55 W 102 (cour de justice de Marseille, dossier Cabagno). — Arch. dép. Drôme 132 J 2. — Mémoire des Hommes SHD Caen DAVCC 12628 et AC 28 P 4 176 6, Vincennes GR 16 P 28813 (nc). — Arch. privées, documents Roger Taillefer. — Daniel Bénédite, ⎨Un chemin vers la liberté sous l’Occupation. De Varian Fry au débarquement en Méditerranée. Marseille-Provence 1940-1944⎬, Jean-Marie Guillon et Jean-Michel Guiraud éd., Éditions du Félin, Paris, 2017.— Robert Mencherini, Cheminots en Provence. Les années de guerre 1939-1945⎬, Marseille, CE des cheminots PACA éditions, 2012, p. 100.—Cdt Pons, De la Résistance à la Libération, rééd. 1987, p. 272.

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