HAUBERT Henry

Par Jacques Defortescu

Né le 31 décembre 1943 au Havre (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort le 23 mars 2013 ; militant syndical et politique de la métallurgie au Havre.

collection Vincent Haubert

Henry Haubert est né au Havre où son père Raymond Haubert travaillait comme maçon, militant syndical à la CGT et membre du PCF. Avec sa femme Denise Granguet, ils eurent deux enfants, Henry et Nicole.
Henry Haubert au sortir de l’école fit un FPA de tourneur, dès 1961 il adhéra au PCF, il avait 18 ans.
Il se syndiqua également très jeune, fréquenta les foyers de jeunes travailleurs sous la responsabilité de Jean Marie Huret. Élu au Comité d’Entreprise des Chantiers de Normandie au Havre dès 1963, il prit des responsabilités lors de la mise en place du Comité de coordination des syndicats de la métallurgie du Havre, qui préfigurera à la création de l’Union des Syndicats CGT de la Métallurgie de Seine-Maritime (USTM Cgt 76) en 1967. Il en resta avec Bernard Isaac, Serge Laloyer, Raymond Lecacheur et François Auvray, un des membres actifs jusqu’à la fermeture des chantiers.
En 1974, il prit une part active à la sauvegarde du paquebot France qui représentait 100 000 heures de travail annuel, puis en 1979, il occupa la grande écluse du Havre, pour empêcher le départ du France, rebaptisé Norway. Le lendemain, après avoir été chassé par les forces de police, il occupa à l’initiative de l’UD Cgt 76, à Deauville le Casino, où il fut le 1er à pousser la porte en proclamant : « Ici les patrons dépensent ce que nous avons gagné pour eux ! » Le surlendemain, il se rendra à Bremerhaven en RFA pour rencontrer les syndicalistes allemands à propos des travaux à exécuter sur le France.
De 1976 à 1981, c’est un combat permanent pour obtenir un nouveau centre de réparation navale ; qui sera obtenu en 1981, par la mise en service d’un nouveau dock flottant et deux quais de réparation à flot de grandes capacités.
A partir de 1987, l’entreprise est reprise par Caillard -Normandie et créé les Ateliers Français de l’Ouest (AFO), puis aux ARNO jusqu’à la fin 1987. Ce sont de nouveaux combats pour Henry Haubert, qu’il mena avec Gaston Morice, Marius Bastide notamment.
Membre de la Commission Navale de la Fédération de la Métallurgie CGT, il mena, outre la lutte pour la sauvegarde du France de nombreuses autres actions syndicales pour l’amélioration des conditions de travail, la dignité des salariés de la navale, il occupa des bateaux en chantier comme l’INSADA en 1966 et l’IRISH-STAR en 1986.
À partir de 1987, Henry ne retrouva plus de travail dans sa profession. Il fut alors envoyé en 1988, en mission par la CGT à la Hague pour implanter et développer la CGT sur le chantier de construction de la centrale nucléaire. Il participa alors à la création de syndicats et de l’Union Locale CGT. Cette période fut particulière, il vivait dans un mobil-home et donna beaucoup de son temps et de son énergie. « Riton la colère » comme le surnommait alors ses camarades, subit ensuite durement les conséquences de son engagement, alternant périodes de chômage, stages et petits boulots.
Il participa un temps à l’activité du Comité de chômeurs CGT du Havre.
Marié le 12 juillet 1969, à Josiane Thiebaut, elle-même militante au PCF (Secrétaire du Maire du Havre, puis secrétaire administrative au C.E. de Renault Sandouville, formatrice) ils eurent deux enfants. Vincent né le 16 février 1978 et Elise 30 avril 1985.
Henry Haubert décéda le 23 mars 2013

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article197003, notice HAUBERT Henry par Jacques Defortescu, version mise en ligne le 13 novembre 2017, dernière modification le 14 février 2021.

Par Jacques Defortescu

Henri Haubert lors d’une délégation à la Chambre Patronale de la métallurgie du Havre pendant le conflit des Chantiers de Normandie. ©ihs cgt76
collection Vincent Haubert

SOURCES : Entretien avec Nicole Le Junter. — Intervention de Pierre Lebas lors de son inhumation. — Fil Rouge n°44 (journal trimestriel de l’IHS cgt 76) été 2012.

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