MAISEL Karl

Né le 3 novembre 1890 à Vienne ; dirigeant du syndicat des métallurgistes ; ministre des Affaires sociales de 1945 à 1956 ; président de l’Association pour l’histoire du mouvement ouvrier.

Karl Maisel perdit son père qui travaillait comme boulanger et toute la charge de la famille retomba sur la mère. De ce fait, l’enfant eut une jeunesse pénible. Il apprit le métier de serrurier tout en cherchant à parfaire son instruction.
A la fin de la première guerre mondiale, il fit partie, en tant que délégué à un conseil de soldats, de l’organisation militaire mise sur pied par Julius Deutsch, puis il milita activement dans le Parti social-démocrate. En 1926, il fit partie de la première promotion de l’Université ouvrière fondée par le Parti pour donner aux jeunes militants une formation politique approfondie. Puis il devint secrétaire du puissant syndicat des métallurgistes, responsable de la formation, en particulier de celle des délégués aux comités d’entreprise. Il fut aussi président de la Fédération sportive ouvrière d’Autriche.
Après février 1934, il joua un rôle de tout premier plan dans l’activité clandestine politique et syndicale et, le 1er septembre, devint membre du Comité central du Parti illégal des Socialistes révolutionnaires. Membre, à la même époque, du Comité directeur unifié du syndicat clandestin des métallurgistes, il en fut, par intérim, le président. En 1935, il rentra à l’usine comme métallurgiste. II participa activement à la direction du travail des cellules de l’entreprise tout en cherchant à contrebalancer l’influence croissante des communistes parmi les métallurgistes. Il fut arrêté à l’automne 1937 en même temps que d’autres dirigeants des syndicats clandestins. Il reprit néanmoins son activité militante après avoir été relâché. En 1939, il fut de nouveau arrêté par la Gestapo et envoyé au camp de concentration de Buchenwald où il resta jusqu’à la libération, le 11 avril 1945.
De retour à Vienne, il devint président du syndicat des métallurgistes, vice-président de la Fédération des syndicats autrichiens et dirigeant de la fraction socialiste à l’intérieur de la Fédération. En décembre 1945, tout en conservant ses fonctions syndicales, il succéda à Johann Bœhm comme ministre des Affaires sociales. Après son retrait du gouvernement, en janvier 1956, il fut président de la Chambre des ouvriers et employés de Vienne et le demeura jusqu’en 1964. Il fut l’un des fondateurs de l’Association pour l’Histoire du mouvement ouvrier, d’abord son vice-président, puis, après la mort d’Oskar Helmer en 1963, son président.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article197568, notice MAISEL Karl, version mise en ligne le 28 novembre 2017, dernière modification le 13 mars 2019.

ŒUVRES : Die Arbeiterkammer als Instrument der Arbeiterbewegung und ihr Verhältnis zu den Gewerkschaften (La Chambre des ouvriers et employés comme instrument du mouvement ouvrier et ses rapports avec les syndicats), 1961.

SOURCES : Karl Maisel zum 60 Geburtstag (Pour le soixantième anniversaire de K.M.). Confédération des syndicats autrichiens, Vienne, 1950, 12 p. — Karl Maiset 1890-1960, Ein Sohn des Volkes (Un Fils du peuple) Vienne, 1960, 44 p. — J. Buttinger, Le Précédent autrichien, Paris, Gallimard, 1956, 564 p. — Walter Wisshaupt, Wir kommen wieder !.,. (Nous reviendrons !...), Vienne, 1967.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément