TÄUBLER Alexander

Né le 25 février 1872 à Limberg Maissau (Basse-Autriche) ; mort le 19 mars 1944 à Vienne ; instituteur ; rédacteur à l’Arbeitér Zeitung ; militant social- démocrate, puis communiste.

Élève doué, Alexander Täubler se consacra à l’enseignement et devint instituteur à Weikersdorf. Libre penseur, ardent défenseur de la réforme scolaire, il adhéra au Parti social-démocrate et participa en 1894 à la fondation de l’association des instituteurs, les « Jeunes ». En 1895, il devint le principal collaborateur de l’organe de cette association, Freie Lehrerstimme (La Voix des instituteurs libres). Avec Karl Seitz, il fut l’auteur du premier programme scolaire socialiste d’Autriche. Son activité militante attira l’attention de ses supérieurs ; il fut, en 1897, l’une des victimes des poursuites gouvernementales contre les « Jeunes » et fut radié du corps enseignant. Victor Adler qui appréciait ses talents de journaliste le prit alors à la rédaction de l’Arbeiter-Zeitung (Journal des Travailleurs). Mobilisé après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, il fut envoyé sur le front russe et fait prisonnier. Täubler, qui avait assisté à la première phase de la révolution russe, rentra à Vienne plein d’enthousiasme. Socialiste révolutionnaire, il devint l’un des plus chauds partisans de la République des conseils. Il écrivit plusieurs articles et brochures où il développa sa conception des conseils ouvriers qu’il considérait comme un élément moteur dans le processus de l’avènement d’une nouvelle société et il formula la théorie de l’expansion autonome du rôle administratif des conseils.
Par la suite, il fut élu au conseil municipal de Vienne et devint directeur administratif de l’école professionnelle centrale, une des institutions scolaires les plus importantes d’Autriche. Il fit partie de la rédaction de la revue mensuelle Lehrlingsschutz und Berufsfürsorge (Protection des apprentis et assistance professionnelle) éditée à partir de 1924 par la Chambre des ouvriers et employés de Vienne en collaboration avec la Commission syndicale. Après février 1934, il adhéra au Parti communiste et fut l’un des animateurs de la commission pour la reconstitution des syndicats d’obédience communiste. Ce fut lui qui, mandaté par cette commission, mena en juillet 1935 les négociations avec le président du « Comité des sept », Mantler, qui aboutirent à la création d’une direction fédérale unifiée des syndicats libres clandestins.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article197738, notice TÄUBLER Alexander, version mise en ligne le 23 avril 2019, dernière modification le 15 avril 2019.

ŒUVRES : Das Volkselend und die alldeutschen Allesretter (La Misère populaire et les sauveurs universels pangermanistes), Reichenberg, 1901, 56 p. — Die Schule in Pfaffenklauen (L’Ecole dans les griffes des curés), Vienne, 1904, 30 p. — Nieder mit den Fleischwucherern und Brotverteuerern ! (A bas les usuriers de la viande et les renchérisseurs du pain !), Vienne, 1907, 32 p.— Christlich-soziale Skandalwirtschaft (L’Administration scandaleuse des chrétiens-sociaux), Vienne, 1907, 32 p. — Wie die christlichsozialen Abgeordneten ihre Wähler verraten haben ! (Gomment les députés chrétiens-sociaux ont trahi leurs électeurs), Vienne, 1911, 16 p. — Abgeordneten — und Bürokratenabsolutismus und die Rätedemokratie (Absolutisme des députés et des bureaucrates et la démocratie des conseils), Vienne, 1919, 27 p. —Die Rechtsbindung in der Révolution und die Mission der Arbeiterräte (Les obligations juridiques dans la révolution et la mission des conseils ouvriers, Vienne, 31 p. — Rätearbeit und Nationalversammlungstragœdien in Revolutionen (Travail des conseils et tragédies des assemblées nationales dans les révolutions), Vienne, 1919, 19 p. — Die Sozialisierung und der neue Geist der Zeit (La Socialisation et le nouvel esprit du temps), Vienne, 1919, 28 p. — Eine Verteidigung der Bolschewiki (Un plaidoyer en faveur des bolcheviks), Vienne, 1919, 48 p.

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