PRADEL Pierre

Par Claude Pennetier

Né le 1er août 1947 à Tiaret (Algérie) ; technicien PTT télécommunication ; militant communiste ; syndicaliste CGT des PTT.

Fils de Jacques Pradel, né le 12 janvier 1902 à Tiaret et mort en 1978 à Paris, et de Simone Pradel née en 1906 à Ain Tedeles et morte à Marseille en 2001, femme au foyer, Pierre Pradel fut élevé dans une famille d’agriculteur colons. Il disait de son père : "extrême droite en Algérie jusqu’à la fin de la Deuxième guerre puis évolution jusqu’au vote communiste dès 1965 [...] mère militante catholique en Algérie puis évolution vers l’agnosticisme voir l’athéisme, refus du secours d’un prêtre avant sa mort". Il avait deux sœurs (médecin ; technicienne INSERM) et deux frères (CNRS ; traducteur de livres médicaux). Pierre Pradel se maria avec Annie Bardiau, assistante sociale, militante communiste, qui fut pendant plus de dix ans secrétaire générale du syndicat CGT du personnel du conseil général des Bouches-du-Rhône. Le couple eut trois enfants.
Pierre Pradel suivit les cours de l’école primaire et du collège à Tiaret, puis des lycées à Rambouillet et Châteauroux jusqu’à l’obtention du baccalauréat, avant de faire deux années de médecine.
"Gauchiste" en 1968, il adhéra au PCF en 1969.
Il entra en 1972 aux PTT comme technicien au CIEM puis comme inspecteur technique et cadre supérieur. Déjà militant du Parti communiste, il adhéra aussitôt à la CGT et fut très vite secrétaire de la section syndicale du central téléphonique Italie à Ivry-sur-Seine avant d’être "bombardé" en 1973 comme secrétaire pour les télécoms du syndicat CGT PTT du Val-de-Marne. Il participa activement à la grande grève de 1974 avec son mentor Émile Quéré.
Muté à Marseille en décembre 1974, il participa au bureau départemental du syndicat des tlécoms des Bouches-du-Rhône, comme responsable des techniciens. Reçu au concours IN, nommé à Villeneuve-Saint-Georges, il intégra le secrétariat du syndicat CGT des PTT. En 1981, il fut muté à Marseille et siégea au secrétariat CGT des télécoms départementaux. Il fut responsable de l’UGICT des Bouches-du-Rhône ? Nommé au magasin de Vitrolles, il fut en fait en détachement quasi permanent jusqu’à sa retraite en 2002. On retrouve son nom comme délégués dans les congrès fédéraux (Naterre, Montluçon), au congrès confédéral de 1989 à Montreuil et à un congrès de l’UGICT.
Cionseiller municipal de Vitriolles (1983-1991), Pierre Pradel fut candidat aux élections cantonales. Il assura la secrétariat de la section communiste de Vitrolles entre 2005 et 2015. Il fut aussi vice-président du groupe de Vitrolles de l’Association des amis de l’Humanité.
Avec un ami algérien, Abdelkader Belarbi (médecin, né le 1er janvier 1961 à. Tiaret), il écrivit un livre, Tiaret les platanes de la place Carnot qui fait référence à un événement qui s’est déroulé à Tiaret le 8 juin 1958. L’armée française, qui « pacifiait », avait exécuté trois Algériens et avait pendu les cadavres par les pieds aux platanes de la place.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article197787, notice PRADEL Pierre par Claude Pennetier, version mise en ligne le 25 avril 2018, dernière modification le 25 avril 2018.

Par Claude Pennetier

OEUVRE : Abdelkader Belarbi, Pierre Prader, Tiaret les platanes de la place Carnot, première édition à compte d’auteur puis, Dar Kehttab, Algérie, 2014. — Il a écrit un recueil de chansons de manifestations dans les Bouches-du-Rhône, qui doit être publié par les Éditions des fédérés.

SOURCES : Réponse à la questionnaire de l’IHS des PTT.

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