LACHMINOVITCH Léon

Par Claude Pennetier

Né le 9 février 1925 à Paris (XIe arr.) ; militant communiste clandestin à Paris pendant l’Occupation ; mort en déportation à Auschwitz.

Dernier de trois enfants nés de l’union de Benjamin Lachminovitch (1880) et de Leike Méléchovitz (1886-1973). Ses parents le 14 février 1906, à Kylis (Russie) s’étaient mariés « selon la loi juive ». Ils passèrent quelques années dans une colonie juive à Sivry-Issar (Turquie) puis s’installèrent à Paris en 1911. Arrivés en France, leur union fut reconnue légalement en 1926 et Benjamin Lachminovitch obtint la nationalité française en 1927. À Paris, le couple exerçait la profession d’épiciers, d’abord, rue de la Forge Royale (XIe arr.) puis, à partir du début des années 1930, rue Ferdinand Duval (IVe arr.), où il reprit un commerce qui avait été tenu par des cousins. Leurs trois enfants naquirent à Paris : Manuel (1914), Sophie (1917) et Léon (1925).
Élève au lycée Charlemagne de Paris, Léon Lachminovitch était un militant communiste arrêté en 1939. Il fut sans douté libéré car après l’arrestation de Lucien Engros le 8 mai 1942 et la perquisition de son domicile, il fut identifié par la police comme l’auteur d’un plan relatif à des attentats. Interné à Compiègne, il fut déporté le 11 février 1943 à Auschwitz, où mourut.
Il fut homologué comme résistant Front national.

Sa soeur, Sophie Lachminovitch, fut agent technique de Charles Lederman, un des dirigeants de l’Union des Juifs pour la Résistance et l’entraide, UJRE. Elle se maria en 1946 avec Roland Tartakowsky.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article198134, notice LACHMINOVITCH Léon par Claude Pennetier, version mise en ligne le 13 décembre 2017, dernière modification le 2 septembre 2021.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Jean-Pierre Ravery, CT2 annexe 29. — Notes de Danielle Tartakowsky et Ewa Tartakowsky. — Absent de la base FMD en août 2021. — Mémoire des hommes. — Service historique de la Défense, Vincennes, GR 16 P 326937 (nc). — Base de données des survivants et des victimes de l’Holocauste, Georg Dreyfuss, à partir des travaux de Serge Klarsfeld.

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