CHEVAIS Dominique

Par Jacques Girault, Julien Veyret

Né le 16 janvier 1910 à Paris (XIVe arr.), mort le 21 mars 2002 à Seigy (Loir-et-Cher) ; professeur puis inspecteur ; militant du Syndicat national de l’enseignement technique.

Dominique Chevais était le fils de Louis, André, Maurice Chevais, professeur de musique, devenu inspecteur du chant de la ville de Paris, puis inspecteur général de musique, auteur de nombreux ouvrages sur l’enseignement de la musique, et de Thérèse Rochet, professeure de l’enseignement secondaire, devenue directrice du collège technique Émile Dubois à Paris (XIVe), socialistes et libre-penseurs. Il fut élève au lycée Louis-le-Grand puis à l’École normale de l’enseignement technique (1929-1931), section B. Il termina son service militaire dans un régiment du Génie à Versailles (Seine-et-Oise, Yvelines) comme lieutenant, et fut nommé professeur à l’école de métiers de Champagne-sur-Seine (Seine-et-Marne) de 1933 à 1937, puis au collège technique de Versailles (1937-1944).

Après avoir été mobilisé comme capitaine en 1939-1940, muté comme professeur à l’école nationale professionnelle de Saint-Ouen (1944-1950), il enseigna aussi dans les cours du soir de la Ville de Paris jusqu’en 1950. Il fut directeur de l’école du Bois à Mouchard (Jura) de 1950 à 1957. Directeur du lycée technique Vauban à Courbevoie (Seine, Hauts-de-Seine) en 1958, il fut nommé inspecteur principal de l’enseignement technique en 1969 dans l’académie d’Orléans-Tours et conserva cette fonction jusqu’à sa retraite en 1972.

Dominique Chevais, alors mobilisé dans le Génie, fut baptisé avant son mariage religieux le 6 décembre 1939 à Poitiers (Vienne) avec Denise, Odette Balick, fille de Robert Balick, directeur de l’École des arts appliqués de Bien Hoa en Indochine, et d’une professeure dans cette école. Le couple fit donner une instruction catholique à ses cinq enfants.

Comme enseignant ou responsable d’un établissement, il pratiquait une ouverture de l’enseignement vers les activités sportives (alpinisme) et culturelles (musique, théâtre). Délégué de l’Art à l’école, il fit partie du comité d’organisation du Congrès international de l’enseignement primaire et de l’éducation populaire organisé par le Syndicat national des instituteurs à Paris, salle de la Mutualité du 23 au 31 juillet 1937. Il prononça une conférence sur la musique et le chant choral.

Dominique Chevais, qui n’avait pas été adhérent de la CGT, était membre en 1948 du bureau national du Syndicat national de l’enseignement technique. Il publiait dans Le Travailleur de l’enseignement technique de nombreux articles sur les possibilités de vacances pour les élèves (caravanes ouvrières, Auberges de Jeunesse). Il était chargé de l’expédition des fascicules du Code de l’Enseignement technique édités par le SNET en 1950. Il devint par la suite membre du bureau du Syndicat des inspecteurs de l’enseignement technique de la Fédération de l’éducation nationale. Dans L’École libératrice, des publicités pour ses ouvrages Méthode active d’enseignement musical prenaient place.

Militant d’une association d’anciens combattants, il fut conseiller municipal de Seigy après sa retraite. Il vécut « en recherche et communion » avec sa femme, pratiquante catholique. Ses obsèques furent religieuses.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article19814, notice CHEVAIS Dominique par Jacques Girault, Julien Veyret, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 26 avril 2022.

Par Jacques Girault, Julien Veyret

ŒUVRE : Leçons de dessin industriel, 1949, deux volumes.

SOURCES : Arch. Nat., F/17/30254. — Le Travailleur de l’enseignement technique. — Renseignements fournis par l’épouse de l’intéressé. — État civil.

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