MAMOUSSE Jean

Né le 4 janvier 1924 à Labastide d’Armagnac (Landes), exécuté sommairement le 6 juillet 1944 au Pont Long à Pau (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques) ; résistant du Corps franc Pommiès (CFP), Organisation de Résistance de l’Armée (ORA).

Fils de Jean Mamousse, charpentier et de Jeanne Lantin, ménagère, Jean résidait avec ceux-ci à Labastide-d’Armagnac. Son père, ancien de la guerre de 1914, fut décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze.
Jean s’engagea dans la résistance en mai 1944, au sein de la Brigade De Milleret ("Carnot"), du CFP-ORA avec quatre de ses camarades de Labastide D’Armagnac : Léon Lisse, André Dupouy, Porfidio Diez-Alcade, André Escoubet.
Ils se trouvaient à Portet (Basses-Pyrénées) dès juin 1944, en compagnie de 180 camarades, anciens militaires ou hommes recrutés dans le secteur. Le chef du détachement, Jean de Milleret (« Carnot ») s’était installé dans la région avec son état-major, la section de commandement, la section destructions de Robert Vaxelaire, la section d’Emile Dupuy, la compagnie Maulvaux et la section auto.
Les 1er et 2 juillet, De Milleret fut informé d’une attaque possible des troupes allemandes. Il lui fut alors fortement conseillé de changer de cantonnement et de répartir ses hommes, trop nombreux à Portet. La décision de quitter le cantonnement fut prise le 2 juillet au soir. Hélas trop tard. Le lundi 3 juillet 1944, à 4h00 du matin, un important détachement allemand lourdement armé et parfaitement renseigné, encercla et isola le village. A 6h00, les Allemands lancèrent l’attaque. Pour les maquisards, aucune solution de repli n’était possible. Certains s’enfuirent ou se cachèrent dans les bois, les granges, d’autres ripostèrent. L’attaque fut violente et le bilan matériel et humain particulièrement lourd. Neuf maisons furent incendiées, 14 résistants furent tués au combat, 5 habitants du village furent abattus. Son camarade, Léon Lisse fut tué au cours du combat.
Capturé, le chasseur Jean Mamousse, fut transporté, enfermé et torturé dans les prisons de la caserne Bernadotte à Pau avec 38 de ses compagnons dont André Dupouy, Porfidio Diez-Alcade, André Escoubet. Le 6 juillet, le commandant allemand prit la décision d’exécuter les prisonniers. Emmenés au champ de tir du Pont-Long, au nord de Pau, ils furent exécutés à la mitraillette et leur corps jeté dans des fosses. Celle-ci furent découvertes le 25 août 1944.
Homologué soldat de 2ème classe, son nom est inscrit sur le mémorial du CFP à Castelnau-Magnoac, le Monument commémoratif de Portet qui compte 62 victimes, sur le monument aux morts de Labastide d’Armagnac (Landes), ainsi que sur un panneau commémoratif situé sur le Charnier du Pont-Long à Pau qui rend hommage aux 57 résistants morts pour la France.


Voir Pau (Basses-Pyrénées, actuellement Pyrénées-Atlantiques), champ de tir du Pont-Long, 6 juillet - août 1944

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article198204, notice MAMOUSSE Jean, version mise en ligne le 17 janvier 2018, dernière modification le 6 septembre 2020.

SOURCES : AC 21 P 87144. — Archives des Landes. — MémorialGenWeb. — Mémoire des Hommes. — CERONI, Marcel Corps Franc Pommiès. Tome 1-2 ; La lutte ouverte, Amicale du Corps Franc Pommiès, 2007.

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