BAUDOIN Maurice

Par Joël Drogland

Né le 9 octobre 1922 à Chaumot (Yonne), exécuté sommairement à Saint-Sérotin (Yonne) le 1er juillet 1944 ; cultivateur ; résistant membre des FTP.

Stèle à Maurice Baudouin au cimetière de Chaumont.

Célibataire, cultivateur à Chaumot, Maurice Baudoin gagna le maquis FTP Bourgogne d’Henry Mittay, avec son frère Raymond, de neuf ans son aîné, dès les premiers jours du maquis, en janvier 1944. Il participa à toutes les opérations de ce groupe : sabotage de l’écluse d’Étigny le 10 mars et de celle d’Armeau le 2 avril, sabotage ferroviaire de Villeneuve-sur-Yonne le 17 février et de Saint-Julien-du-Sault le 1er mars, accrochage avec des Feldgendarmes embusqués sur la voie de chemin de fer vers le 12 mars 1944.
Quand le maquis Bourgogne reçut l’ordre de quitter le Pays d’Othe et que Mittay se rebella, les frères Baudoin firent partie de la vingtaine de maquisards qui obéirent à l’ordre de déplacement et gagnèrent les bois du Chapitre sur la commune de Dixmont. Après l’attaque du maquis, le 15 mai 1944, le groupe se déplaça et gagna les bois de Saint-Sérotin, où ils intégrèrent le maquis FTP Paul Bert, commandé par Constantino Simo.
En fin de matinée, le 1er juillet 1944, Maurice Baudoin rentrait de mission à bicyclette en compagnie de deux camarades, Angélo Scarton et Raymond Ménigault. Ils furent repérés par des soldats allemands alors qu’ils faisaient une halte au café de Saint-Sérotin. Capturés, ils furent battus à coups de charbonnette et violemment jetés dans un camion. Dans l’après-midi, on retrouva deux cadavres étendus au carrefour de Vaugouret, près de Saint-Sérotin. Il s’agissait des corps de ses deux camarades. Le corps de Maurice Baudoin n’a jamais été retrouvé.
Son nom figure, avec ceux de Raymond Ménigault et Angélo Scarton, sur la nouvelle stèle édifiée récemment sur le lieu de l’exécution de ses camarades. Une plaque à son nom a été posée dans le cimetière de Chaumot. Son nom figure également sur le monument aux morts de Chaumot et sur le monument des déportés et fusillés de l’Yonne à Auxerre. Il est titulaire de la carte de Combattant volontaire de la Résistance.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article198282, notice BAUDOIN Maurice par Joël Drogland, version mise en ligne le 18 décembre 2017, dernière modification le 3 juin 2021.

Par Joël Drogland

Stèle à Maurice Baudouin au cimetière de Chaumont.
Stèle de Saint-Sérotin.

SOURCES : Archives privées de Robert Loffroy (dossiers des FTP morts au combat ou déportés). — Témoignage oral de Robert Loffroy (1997). — CDrom La Résistance dans l’Yonne, ARORY-AERI, 2004 (Joël Drogland, notice sur le massacre des trois maquisards le 1er juillet 1944 à Saint-Sérotin). — Robert Loffroy, Mémoire d’un résistant et militant communiste de l’Yonne, Éd. ARORY, 2014. — Joël Drogland, Histoire de la Résistance sénonaise, Éd. ARORY, 2e édition, Auxerre, 1998. — Mémorial GenWeb.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément