BREUILLET Roger, Victor, Amable, Louis

Par Gérard Larue

Né le 22 mars 1906 à Orléans (Loiret), mort le 24 janvier 1988 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ; maçon, cantonnier municipal ; militant communiste.

Roger Breuillet était le fils de Victor Auguste mégissier et de Gabrielle Julienne, Marie, Vaillant. Le 31 juillet 1929 il fut appréhendé rue Fontaine à Saint-Denis (Seine, Seine-Saint-Denis) et conduit au commissariat de Saint-Denis-Nord pour vente du journal l’Avant-Garde et rébellion à agent. Il demeurait alors 8 avenue du Bel Air à Garges-lès-Gonesse (Seine-et-Oise, Val-d’Oise). Il était maçon, avait adhéré au syndicat de la maçonnerie pierre et parties similaires du département de la Seine et militait au Parti communiste.
Il fut signalé le 17 octobre 1930 par la police, pour « avoir assisté au vin d’adieu offert par la Municipalité de Saint-Denis aux conscrits du 3ème Contingent de la classe 1929 ».
Depuis le premier octobre 1933, il était employé comme cantonnier municipal à Garges-lès-Gonesse (Seine-et-Oise, Val-d’Oise) dont il fut secrétaire de la section du parti communiste.
Mobilisé aux Armées pendant les hostilités, il fut fait prisonnier, puis libéré en tant qu’employé municipal. Depuis le 20 octobre 1940 il demeurait 25 rue de Paris à Pierrefitte (Seine, Seine-Saint-Denis), venant de Garges-lès-Gonesse où il était domicilié chez sa mère, puis il s’établit 92 rue Carnot à Stains (Seine, Seine-Saint-Denis).
Le 4 mai 1941 dans un rapport les renseignements généraux précisaient : « ... Depuis son retour de captivité il semble avoir cessé toute activité politique. On apprend que les dernières mesures d’internement dont de nombreux militants de la région ont été l’objet, l’auraient incité à se tenir à l’écart de toute manifestation politique. »
« Il aurait même quitté Garges où ses opinions étaient connues pour venir se loger à Pierrefitte afin de n’être pas soupçonné dans l’avenir d’être l’auteur des distributions de tracts dans la localité et d’échapper ainsi à une éventuelle mesure de concentration. »
« Breuillet est très bien considéré au lieu de son travail et sa conduite actuelle ne donne pas lieu à penser qu’il milite clandestinement. »
« Il est connu à nos services pour avoir fait l’objet le 12 février 1941 d’une perquisition infructueuse effectuée par le Commissaire de Police de la circonscription de Saint-Denis (Seine ; Seine-Saint-Denis). »
« Une visite domiciliaire a été effectuée le 8 mai 1941 aux domiciles d’Hames [militant communiste, élu au Conseil municipal de Garges-lès-Gonesse en 1935 également retiré à Stains] et de Breuillet. Ces opérations n’ont amené la découverte d’aucun document d’inspiration communiste... »
Selon Pierre Tarrieu habitant de Pierrefitte, Roger Breuillet aurait bénéficié d’une attitude bienveillante de la part de l’inspecteur Vanhoove [inspecteur au commissariat de Saint-Denis]. Devant la commission d’épuration il cita en particulier « le cas du nommé Breuillet Roger, membre du Parti Communiste dont l’activité avait été dénoncée. Vanhoove prévint M. Tarrieu... Si Vanhoove avait voulu écrit Monsieur Tarrieu, il lui aurait été facile d’exercer la filature des nombreux camarades qui venaient au PC avec des documents et des tracts et de faire procéder à leur arrestation ce qui aurait pu être très grave de conséquence pour l’organisation de la libération de Paris... »
Le 3 avril 1965 il épousa à Pierrefitte Simone Elisabeth Crétet.
Roger Breuillet mourut à Saint-Denis le 24 janvier 1988.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article198310, notice BREUILLET Roger, Victor, Amable, Louis par Gérard Larue, version mise en ligne le 8 janvier 2018, dernière modification le 8 janvier 2018.

Par Gérard Larue

SOURCES : Arch. PPo. 1W 613, 1W 684, 77W 1533, KB 103 (dossier commission d’épuration Vanhoove). — État civil en ligne cote 2 E 366, vue 91.

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