COGAN Adolphe

Par Philippe Wilmouth, Dominique tantin

Né le 17 novembre 1908 à Lodz (Pologne), exécuté sommairement le 17 août 1944 à Rosiers-d ’Égletons (Corrèze) ; coiffeur ; résistant dans l’Armée secrète (AS) de Haute-Corrèze.

Stèle commémorative à Rosiers-d’Égletons, au bord de la RN 89, à l’embranchement de la route du hameau ’Le Doustre’, au sud-ouest du bourg.
Stèle commémorative à Rosiers-d’Égletons, au bord de la RN 89, à l’embranchement de la route du hameau ’Le Doustre’, au sud-ouest du bourg.
Crédit : MémorialGenWeb.

De nationalité polonaise, de confession juive, Adolphe Cogan, marié à Louise, était coiffeur à Metz (Moselle). Il se réfugia en Corrèze sans qu’on sache s’il anticipa l’arrivée des Allemands ou bien s’il fut expulsé pendant l’été 1940 car en Moselle annexée, les Juifs étaient « indésirables ».
Il s’engagea auprès des FFI et fut affecté à la 2e Cie de la Demi-Brigade AS de la Haute-Corrèze.
Le 3 août 1944, une colonne de la Wehrmacht, un bataillon du 194e régiment de sécurité, en mouvement depuis Sète pour rejoindre l’Allier, fit étape en Corrèze à Égletons. La Résistance attaqua la garnison allemande le 14 août et la bataille se prolongea jusqu’au 20 août 1944 avec intervention de la Luftwaffe et de la RAF.
Le 18 août, venant du Cantal, la colonne Jesser vint aider à débloquer les unités allemandes enfermées. Au cours d’une opération de retardement, Adolphe Cogan fut capturé le 17 août 1944 au combat de Saint-Dézery (Corrèze), puis exécuté sommairement par les Allemands le 19 août au lieu-dit Le Doustre, sur la commune du Rosiers-d ’Égletons.
Il fut homologué FFI et interné résistant. La Médaille de la résistance lui fut décernée à titre posthume par décret en date du 17 décembre 1968 (JO 17 janvier 1969).
Le nom d’Adolphe Cogan est inscrit sur une stèle commémorative érigée sur le lieu de son exécution, au bord de la RN 89, à l’embranchement de la route du hameau ’Le Doustre’, au sud-ouest du bourg, stèle sur laquelle est aussi gravé le nom de Jean Lhommond*, lieutenant des FTP, exécuté au même endroit le 18 août. Adolphe Cogan a aussi son nom inscrit sur la plaque commémorative à l’intérieur de la salle du culte de la synagogue de Metz de l’ "Union des engagés volontaires - Anciens combattants Juifs, 39-45 section Metz, tombés au champ d’honneur".

Voir Égletons (Corrèze), 14-20 août 1944

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article198919, notice COGAN Adolphe par Philippe Wilmouth, Dominique tantin , version mise en ligne le 8 janvier 2018, dernière modification le 30 septembre 2021.

Par Philippe Wilmouth, Dominique tantin

Stèle commémorative à Rosiers-d'Égletons, au bord de la RN 89, à l'embranchement de la route du hameau 'Le Doustre', au sud-ouest du bourg.
Stèle commémorative à Rosiers-d’Égletons, au bord de la RN 89, à l’embranchement de la route du hameau ’Le Doustre’, au sud-ouest du bourg.
Crédit : MémorialGenWeb.

SOURCES : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 135394 (nc) et Caen SHD/AVCC AC 21 P 729057, consulté. — AD Moselle 69J12, fonds Neigert. —Mémorialgenweb. — Louis Le Moigne et Marcel Barbanceys, Sédentaires, réfractaires et maquisards : l’Armée Secrète en Haute-Corrèze (1942-1944), éd. Association amicale des maquis de Haute-Corrèze, 1977. — Bernard Delaunay, Mémorial de la Résistance et de la Déportation en Corrèze, 1940-1945, éd. Association nationale des anciens combattants de la Résistance (ANACR), 1995. — Mémoire des Hommes.

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