RICHER Marcelle, Eugénie, Joséphine

Par Jacques Girault

Née le 16 février 1900 à Rouen (Seine-Inférieure/Maritime), morte le 7 juin 1996 à Voulx (Seine-et-Marne) ; directrice du collège de Coulommiers (Seine-et-Marne) : membre de la CAPN.

Fille d’un employé des postes et d’une institutrice, Marcelle Richer, après avoir obtenu le baccalauréat (série Philosophie) en 1917, fut élève de l’École normale supérieure de Sèvres de 1922 à 1924. Elle obtint les deux parties du certificat d’aptitude à l’enseignement des sciences en 1922-1924. Elle se présenta à plusieurs reprises à l’agrégation de mathématiques.
Restée célibataire, elle éleva trois filles dont sa filleule jusqu’en 1949, une fille adoptive et un garçon vietnamien recueilli.
Professeur au collège de Fécamp (Seine-Inférieure/Maritime) de 1925 à 1928, vivant avec sa mère veuve, elle devint directrice du collège de jeunes filles Sévigné de Vitré (Ille-et-Vilaine) de 1928 à 1935 où elle affronta l’hostilité de la municipalité et de la population à l’enseignement féminin laïque. Elle avait reçu le soutien du Comité républicain lors de campagnes de presse. L’établissement étant supprimé en 1935 bien que ses effectifs aient doublé rapidement, elle fut mutée à la tête du collège de Lodève (Hérault) puis nommée directrice du cours secondaire de jeunes filles de Coulommiers (Seine-et-Marne) en 1936. Elle continua à enseigner les mathématiques dans ces établissements.
Marcelle Richer participait, après la guerre, à la vie de la commune. L’instauration de la mixité dans son collège par transfert de ses locaux dans ceux du collège de garçons, avec internat, après le départ à la retraite de son principal en 1948, créa des difficultés, notamment en raison de la présence à l’internat d’une centaine d’élèves africains et vietnamiens.
Élue membre titulaire de la commission administrative paritaire nationale du personnel administratif aux premières élections de 1948, pour représenter les directrices de collège classique, sur la liste présentée par les syndicats de la FEN, elle ne fut pas représentée aux élections suivantes de 1952.
Nommée en 1951 directrice du collège moderne de jeunes filles de Rouen, en pleine expansion, elle en resta directrice quand il fut transformé en lycée Saint-Saëns. Elle encouragea la création d’un club UNESCO consacré aux études internationales et participa à des stages nationaux sur ces activités.
À la suite d’une erreur professionnelle en 1962, elle demanda à redevenir professeur de mathématiques au lycée Corneille à Rouen et prit sa retraite en 1965 comme professeur certifiée. Elle habitait alors Bois-Guillaume (Seine-Maritime).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article198990, notice RICHER Marcelle, Eugénie, Joséphine par Jacques Girault, version mise en ligne le 10 janvier 2018, dernière modification le 30 mars 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., AJ/16/6138, F/17/28565. — Arch. IRHSES (CAPN de 1948). — Site du lycée Bertrand d’Argentré de Vitré.

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