MICHEL Edmond, André, Alias : Iroquois, Grenadier,

Par Annie Pennetier

Né le 5 janvier 1904 à Toul (Meurthe-et-Moselle), exécuté sommairement le 9 août 1944 au camp d’aviation de Saint-Symphorien à Tours (Indre-et-Loire) ; ingénieur électricien officier ; résistant chef du réseau Mousquetaire rattaché au BCRA et chef de secteur Maine-et-Loire-Vienne.

Edmond Michel était le fils de Eugène, Léon Michel et de Marie, Augustine Robert.
Il était bachelier es-lettres (allemand, anglais,espagnol). Il s’engagea dans l’Armée, le Génie le 14 juin 1922. Il devint radio-téléphoniste et ingénieur électricien. Il participa à l’occupation du Bas-Rhin en 1922, à la campagne du Maroc en 1925, à celle de Syrie en 1926. Il fut promu au grade d’officier le 5 mai 1931 et devint lieutenant le 5 août 1938. Il était décoré de la Croix de guerre des Territoires d’Outre-mer TOE, de la Médaille coloniale, Levant, Maroc, Grand Liban, de la Croix 1939-1940 et de la Croix du combattant . Il quitta l’armée en 1940.
Marié à Suzanne Bronner, le couple avait une fille Éliane ; il était domicilié 18 rue Champagne à Poitiers (Vienne).
D’après son dossier de résistant du SHD, Edmond Michel participa à la résistance à partir de novembre 1940 dans le réseau Alliance (réseau reconnu à partir du 1er février 1941). Il y était Agent P2 au 1er octobre 1942, capitaine, chef de six départements. En octobre 1943, il était le chef du réseau Mousquetaire rattaché au BCRA de la France libre, et dirigeait huit départements. Il fut nommé au grade de lieutenant FFI en mars 1944 pour le Maine-et-Loire et la Vienne.
Il fut arrêté le 5 juillet 1944 à Tours par la Gestapo, suite à la trahison d’un de ses agents. Incarcéré dans la prison de Tours rue Henri-Martin, Edmond Michel, ses camarades et d’autres prisonniers en furent extrait le 9 août et conduits au camp d’aviation de Parçay-Meslay. Après leur exécution par balles, les 26 corps furent sommairement enfouis dans des trous de bombes.
Un cadavre découvert dans le charnier du camp d’aviation de Saint-Symphorien a été formellement reconnu pour être le corps du Capitaine Michel par son frère Léon, Paul Michel et par la dame Marguerite Pouchard ; l’acte de décès n’ayant pas été établi, un acte de décès a été dressé le 28 novembre 1945 à la suite d’un jugement et indique que Edmond Michel est décédé, Mort pour la France, le 9 août 1944 à Saint-Symphorien.
Il a été homologué au grade de commandant des FFC, Forces françaises combattantes par décret du 26 mai 1945 (JO du 3 juin 1948).

Il a été inhumé au cimetière communal de Dourdan (Seine-et-Oise, Essonne).
Son nom est inscrit sur le monument des fusillés de Saint-Symphorien et sur le monument de la Résistance à Tours.
En 1946, sa femme était domiciliée 12 Cours Sablon à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et sa fille Éliane habitait 6 Square Georges Lesage à Paris XIIe arr.

Saint-Symphorien – Tours (Indre-et-Loire) 9 août 1944

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article198996, notice MICHEL Edmond, André, Alias : Iroquois, Grenadier, par Annie Pennetier, version mise en ligne le 10 janvier 2018, dernière modification le 4 octobre 2021.

Par Annie Pennetier

SOURCES : SHD, Vincennes, 16P295562. — AVCC, AC 21 P 99919 (nc). — État civil (recherche Hélène Bieret). — Notes de Geneviève Delaunay. — MémorialGenweb.

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