THOMAS Abel dit « Bébert », dit « Henri »

Par Gérard Larue

Né le 28 novembre 1923 à Nolay arrondissement de Nevers (Nièvre), mort le 7 février 1945 à Buchenwald (Allemagne) ; boulanger ; réfractaire au Service du travail obligatoire (STO) ; résistant FTPF.

Abel Thomas
Abel Thomas

Fils de Léonard Thomas, journalier, et de Jeanne Gelé, sans profession, Abel Thomas était célibataire. Il travailla jusqu’en octobre 1943 chez son père cultivateur à Balleray (Nièvre). Il y fit la connaissance d’Henri Martin qui embauché dans une ferme voisine. Ayant été désigné pour partir en Allemagne avec le STO, il accepta la proposition de Henri Martin de se « planquer » avec lui chez des fermiers à Arpajon (Seine-et-Oise, Essonne).
En janvier 1944, Henri Martin lui proposa d’adhérer aux FTPF. Ils se rendirent à Stains (Seine, Seine-Saint-Denis) chez madame Danelle la mère de la fiancée d’Henri où ils furent hébergés. Abel Thomas y fit la connaissance de Pierre Meunier, résistant FTPF récemment recruté par Henri Martin.
Fin mars 1944, Henri Martin reçut de Robert Vignes une mitraillette que les jeunes-gens allèrent essayer vers Pierrefitte puis la cachèrent chez madame Danelle leur logeuse. Celle-ci l’ayant découverte, leur demanda de quitter son logement.
Ils se replièrent dans un hôtel 15 rue du Port à Saint-Denis où ils furent arrêtés le 5 avril 1944 par la BS2, à la suite d’une vague d’arrestations de militants parisiens intervenues lors d’un attentat à Pantin mené par les FTPF.
Conduits à Fresnes, Abel Thomas, Henri Martin et Pierre Meunier furent déportés le 15 août 1944 à Buchenwald où ils furent enregistrés le 20. Abel Thomas y reçut le matricule 77792, puis il fut transféré au kommando de Bad Ganderscheim avec Henri Martin. Il y mourut le 7 février 1945.
Son appartenance aux FFI de Stains ne fut pas reconnue, les responsables locaux, Paul Gaumet groupe FN, Lucien Dunas groupe FTPF, André Thévenon groupe Libération nord, Marcelle Fourmont groupe Ceux de la résistance (CDLR), ayant tous affirmé qu’Abel Thomas n’avait pas appartenu à leur groupe.
Henri Martin, ne put être entendu lors de l’enquête menée par la Gendarmerie de Pierrefitte le 14 février 1951.
Roger Imbert, son commissaire politique FTPF revenu des camps, attesta le 31 janvier 1949 qu’il « s’était engagé volontairement dans les rangs des FTPF partie intégrante des FFI vers fin janvier 1944… »
À la suite de la demande de l’état civil de Nolay village natal d’Abel Thomas, le maire de nous a informés que le nom d’Abel Thomas était gravé sur le Monument aux morts, et que chaque année, il lui était rendu hommage lors d’une cérémonie organisée par le Conseil municipal, sous la présidence du Maire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article199461, notice THOMAS Abel dit « Bébert », dit « Henri » par Gérard Larue, version mise en ligne le 25 janvier 2018, dernière modification le 1er juillet 2018.

Par Gérard Larue

Abel Thomas
Abel Thomas

SOURCES : Arch. PPo. GB 131. – Arch SHD 16P 569177. – Livre-Mémorial, FMD, Éd. Tirésias, 2004. — État civil.

PHOTOGRAPHIE : Arch. PPo. GB 189 cliché du 6 avril 1944

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