DELRIEU René

Par André Balent

Né le 19 février 1926 à Neuilly-sur-Seine (Seine / Hauts-de-Seine), mort exécuté sommaire le 16 août 1944 à Mouret ; victime civile

René Delrieu était le fils de Georges, Jean Delrieu et de Juliette, Louise, Augusta Seguin.
Le 16 août 1944, alors qu’une colonne allemande regagnait Rodez (Aveyron) alors que des maquis de l’AS et de l’ORA l’avaient empêché de franchir le Lot à Entraygues-sur-Truyère (Aveyron), elle fut attaquée près de Villecomtal par les FTPF du maquis des Bessades (Aveyron) commandés par Joseph Mach où elle subit de lourdes pertes. D’après la déclaration, le 17 août 1944, à l’officier de l’état civil de Mouret d’Édouard Foulquier, âgé de vingt-deux ans, agriculteur à Mouret apparenté à René Delrieu, ce dernier fut tué le 16 août au Broual (commune de Mouret) à 14 heures 30. Mais, par ailleurs, il a été raconté que Delrieu fut exécuté sommairement à La Garibal (commune de Mouret), tout prés de l’entrée du village de Villecomtal, à la limite entre cette commune et Mouret en même temps que Pierre Vigouroux et Michel Battedou. Les deux actes de décès de l’état civil (Vigouroux et Delrieu ; le troisième, celui de Battedou a été enregistré à l’état civil de Villecomtal) suggèrent toutefois, que les victimes de la colonne allemande furent exécutées en des lieux différents à des heures différentes, en début d’après-midi.
Victime civile, René Delrieu eut droit à la mention « mort pour la France » qui fut portée sur son acte de décès dressé le 17 août 1944 en mairie de Mouret
Son nom figure sur le monument érigé tout près du village de Villecomtal au lieu-dit la Garibal, sur le territoire de la commune de Mouret. Ce monument perpétue le souvenir des trois civils pris en otage à l’occasion du combat de Villecomtal entre les FTPF et la colonne allemande. Il figure aussi sur le monument mémorial de Sainte-Radegonde (Aveyron) érigé en l’honneur des 212 victimes rouergates recensées en 1946, celles qui périrent pendant l’occupation allemande sur le territoire de l’ensemble du département, celles qui moururent pendant leur déportation, et les Aveyronnais exécutés ou tués dans d’autres départements. (Voir Sainte-Radegonde, Champ de tir (17 août 1944))
Voir Golinhac, Entraygues-sur-Truyère, Mouret (16 août 1944)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article199690, notice DELRIEU René par André Balent, version mise en ligne le 31 janvier 2018, dernière modification le 19 février 2018.

Par André Balent

SOURCES : Arch. com. Mouret, acte de décès de René Delrieu. — La Dépêche, quotidien, édition de l’Aveyron, 14 novembre 2008, 19 août 2011. — Christian Font & Henri Moizet, Maquis et combats en Aveyron. Opinion publique et résistance. Chronologie 1936-1944, Rodez et Toulouse, ONAC Aveyron, ANACR Aveyron, CRDP Midi-Pyrénées, 2e édition 2001, 411 p. (p.239-240].— Site MemorialGenWeb, consulté le 29 janvier 2018.

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