CHRISTIEN Louis, Nicolas, Marie

Par Jacques Girault

Né le 18 mai 1912 à Quimper (Finistère), mort le 16 mars 2011 à Morlaix (Finistère) ; instituteur ; résistant ; militant syndicaliste du SNI et socialiste dans le Finistère.

Louis Christien était le fils d’un cocher devenu ouvrier, et d’une ouvrière, qui le firent baptiser et l’envoyèrent au catéchisme. Il entra à l’École normale d’instituteurs de Quimper en 1928. Après avoir exercé comme instituteur à Plogonec, à Plonéis, il fut nommé à Brasparts en 1935 où il resta jusqu’en 1947, enseignant les mathématiques, les dernières années, au cours complémentaire. En 1947, il fut nommé directeur du cours complémentaire de Plounéour-Menez où il animait les œuvres postscolaires (cantine, amicale laïque, équipes sportives).

Il épousa en juillet 1935 à Kerfeunteun (Finistère), y compris à l’église, une institutrice, Léonie, Marie, Françoise Bescond. Ils firent baptiser leur fils. En 1955, Louis Chrsitien obtint la direction du collège d’enseignement général d’Huelgoat, avant d’être nommé en 1963 conseiller pédagogique à Morlaix, fonction qu’il occupa jusqu’à sa retraite en 1967.

il était membre depuis 1931 du Syndicat national des instituteurs et il participait aux réunions du conseil syndical de la section de l’enseignement laïque du département. Durant la période du Front populaire, il était le délégué pour le canton de Pleyben du SNI et fut gréviste le 30 novembre 1938 avec son épouse. Ils participèrent activement à l’accueil des réfugiés espagnols.

Secrétaire de la section socialiste SFIO, très lié avec Tanguy-Prigent, Christien était le père aubergiste de l’Auberge de jeunesse de Brasparts à partir de 1938. Il animait aussi l’amicale laïque locale. il ne doit pas être confondu avec Louis Christien, marin, né en 1900, FFI tué le 9 octobre 1944 ; ni avec Louis Christien, né en 1925, cultivateur, FFI, fusillé en juillet 1944 ; ni avec Louis Christien, né en 1922, cultivateur, FFI mort en service le 18 août 1944.

Mobilisé en septembre 1939, il fut fait prisonnier en 1940 mais s’évada dix jours après. Il regagna son village. Affilié à un mouvement de résistance, il appartenait à une compagnie combattante de FFI en 1944. Il fut homologué FFI.

Après la guerre, Louis Christien se contentait d’adhérer au syndicat et au Parti socialiste SFIO. Après sa retraite, toujours syndiqué, il faisait partie de l’université du troisième âge de Morlaix.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article19989, notice CHRISTIEN Louis, Nicolas, Marie par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 25 octobre 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Presse syndicale. — SHD, Vincennes GR 16 P 130333. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Notes d’Alain Dalançon.

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