MATTA Germinal, Marius alias Jacques

Par Annie Pennetier

Né le 10 août 1925 à Paris XIIe arr., exécuté sommairement le 21 juillet 1944 à Arbonne-la-Forêt (Seine-et-Marne) ; résistant FTPF.

Germinal Matta était domicilié chez sa mère Alba Matta à Saint-Mandé (Seine, Val-de-Marne).
Avec quelques membres de son maquis, Germinal Matta se rendit, vers le 4 juillet 1944 à Ury (Seine-et-Marne), lieu présumé d’un parachutage, où ils furent arrêtés par la Sipo-SD.
Détenus à la prison de Fontainebleau (Seine-et-Marne), rue du Sergent Perrier et dans son annexe de la caserne Damesne, les maquisards FTPF d’Achères-la-Forêt, au nombre de six, (Robert Rius ; Charles-Jean Simonpoli ; Laurent Poli alias « Julien », ; Germinal Matta ; Marco Ménégoz alias « Paul », 16 ans et demi-frère de Robert, jeune poète des Feuillets du 81, de Lisieux, Calvados ; René Girard, ouvrier agricole à Villebéon, né le 11 janvier 1920 à la Selle-sur-le-Bied, Loiret), furent torturés sous la direction de Wilhelm Korf chef adjoint de la SIPO-SD de Melun, « spécialiste » de la propagande des organisations de résistance. Germinal Matta fut condamné à mort par les Allemands à l’issue d’une procédure sommaire.
Avec vingt-et-un autres détenus des geôles allemandes, Germinal Matta fut emmenés dans un camion, mains liées, le 21 juillet, à la plaine de Chanfroy (commune d’Arbonne-la-Forêt) dans la forêt de Fontainebleau. Ils y furent abattus au pistolet-mitrailleur avec d’autres résistants : 8 du maquis « Bara » de Moisenay (Seine-et-Marne), 6 du maquis de Villebéon et deux autres (du Front national ou des FTPF). Au total 22 résistants furent tués ce jour-là.
Le 17 août 1944, d’autres résistants de mouvements de la résistance non communiste furent abattus au même endroit, toujours sous la direction de Wilhelm Korf (qui, avant 1939 avait effectué une carrière de géographe), le « bourreau de la Seine-et-Marne », condamné à la prison à vie en décembre 1953 et gracié en 1963. Le charnier des victimes des deux tueries fut découvert par des soldats américains le 7 décembre.
Les victimes des deux massacres eurent droit à des obsèques nationales en présence du ministre de la Justice du GPRF, François de Menthon, et du général Pierre Billotte qui représentaient le gouvernement. La cérémonie eut lieu le 14 décembre à Fontainebleau.
Les trente-six victimes furent enterrées au cimetière de Fontainebleau où a été érigé un monument commémoratif pour les patriotes assassinés en juillet et août 1944 dans la forêt près d’Arbonne (39 noms).
Sur l’emplacement du charnier de la plaine de Chanfroy (commune d’’Arbonne-la-Forêt), un monument commémore les massacres des 21 juillet et 17 août 1944.

Germinal Matta fut déclaré Mort pour la France.

Une plaque commémorative au 41 avenue de Saint-Mandé,à été apposée « A la mémoire de Germinal MATTA F.T.P.F. Patriote combattant au maquis d’Achères-la-Forêt, martyrisé et lâchement assassiné par les S.S. le 21 juillet 1944 à l’âge de 19 ans. Retrouvé dans le charnier de Fontainebleau avec 35 de ses camarades ayant subi le même sort. "Patriotes qui passez, n’oubliez pas qu’ils sont MORTS pour que VIVE la FRANCE" ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article200146, notice MATTA Germinal, Marius alias Jacques par Annie Pennetier, version mise en ligne le 28 mars 2018, dernière modification le 22 février 2020.

Par Annie Pennetier

SOURCES : Biographie de Robert Rius. — AC P 21 P 376398 . — Mémorial GenWeb.

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