FRADIN Armand, Francisque [pseudonyme dans la Résistance : Good]

Par Jean-Sébastien Chorin

Né le 17 octobre 1915 à Londres (Angleterre), exécuté sommairement le 19 juillet 1944 à Châtillon-d’Azergues (Châtillon, Rhône) ; pelletier ; agent du réseau F2 à Nice (Alpes-Maritimes).

Armand, Francisque Fradin était le fils de Hilaire, Francisque Fradin, fourreur, et de Martha, Charlotta Verhaegen. Il naquit chez ses père et mère, 94 Helix road (Brixton Hill, Londres). Il exerça la profession de pelletier et vécut avec ses parents à Bruxelles (Belgique), 250 avenue de la Reine.
Vers mars 1943, Armand Fradin, alias Good, s’engagea dans le réseau de renseignement franco-polonais F2. A Nice (Alpes-Maritimes), il fut l’un des agents principaux du sous-réseau Anne sous les ordres de Paul Beraud (Maurice) et de Jacques Trolley de Prévaux (Vox).
Le 29 mars 1944, Armand Fradin fut arrêté par la Gestapo. Il existe deux versions des circonstances de son arrestation. D’après certaines sources, Armand Fradin fut appréhendé à Marseille (Bouches-du-Rhône) alors qu’il accompagnait Jacques Trolley de Prévaux à une réunion importante des agents du sous-réseau Anne. D’autres sources indiquent au contraire qu’il fut pris à Nice. D’après une lettre de son père, il fut incarcéré le 5 mai à la prison des Baumettes (Marseille), puis transféré à la prison de Montluc (Lyon, Rhône) vers le 12 mai 1944. A Montluc, il fut interné dans la cellule 63.
Le 19 juillet 1944, Armand Fradin et cinquante-et-un autres détenus furent extraits de Montluc et exécutés sommairement par les Allemands à Châtillon-d’Azergues (Rhône).
Il fut inhumé au cimetière d’Amancey (Châtillon-d’Azergues). En août 1946, son corps fut identifié sous le numéro 28 par une amie de sa mère. Le 10 septembre 1946, son père le reconnut officiellement. Exhumé le 10 octobre 1957, Armand Fradin fut enterré le 11 octobre à la nécropole nationale de la Doua (Villeurbanne, Rhône), carré A, rang 14, sépulture 54.
Armand Fradin fut homologué sous-lieutenant des Forces françaises combattantes. Il obtint le titre d’interné résistant. Il fut reconnu Mort pour la France en 1947. Son nom apparaît sur le monument rendant hommage aux fusillés du 19 juillet 1944 à Châtillon-d’Azergues.

Notice en cours de rédaction.

Voir Châtillon-d’Azergues

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article200303, notice FRADIN Armand, Francisque [pseudonyme dans la Résistance : Good] par Jean-Sébastien Chorin, version mise en ligne le 22 février 2018, dernière modification le 16 avril 2021.

Par Jean-Sébastien Chorin

SOURCES : Arch. Dép. Rhône, inventaire du Mémorial de l’Oppression (3808W), 3335W22, 3335W14 (fiche et dossier du fonds Montluc sous le nom de Charles Fradin), 3460W4, 3460W2.— Arch. Nat. Pierrefitte-sur-Seine, 72AJ/52, dossier n°2, pièce 1 (historique du réseau F2 de septembre 1940 à la Libération, rédigé par Léon Sliwinski).— SHD, Vincennes, inventaire de la sous-série 16P.— Aude Yung-de Prévaux, Un amour de la tempête de l’histoire, Jacques et Lotka de Prévaux, 1999.— Tal Brutmann, Bruno Fouillet, Antoine Grande, Les 52 de Châtillon-d’Azergues, internés de Montluc, fusillés le 19 juillet 1944, 2015.— Mémorial Genweb.— Mémoire des Hommes.

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