TARRADE Robert, Camille

Par Dominique Tantin, Michel Thébault

Né le 23 octobre 1918 à Sompt (Deux-Sèvres), mort en action le 28 août 1944 à Civray (Vienne) ; cheminot ; résistant AS (maquis D/2 Bayard).

Robert Tarrade était le fils d’Albert Tarrade (né en 1891 à Sompt), cultivateur et de Thérèse, Albertine Normand (née en 1896 à Tillou, Deux-Sèvres), tous deux domiciliés au Jeune Lié, commune de Sompt. Son père mobilisé en 1914, combattit jusqu’en février 1916 avant d’être réformé. Il se maria à Tillou le 28 janvier 1918 et Robert né en octobre fut leur fils aîné. Au recensement de 1939, Robert Tarrade vivait avec ses parents au Jeune Lié où son père était cultivateur. Lui-même exerçait le métier de maréchal-ferrant. Durant l’Occupation, Robert Tarrade fut domicilié à Paris, 5 rue Georges-Lardennois, dans le XIXe arr. Il travailla à la SNCF comme frappeur à l’entretien de Vaires (Seine-et-Marne). Le 18 décembre 1942, il fut requis pour le STO à Berlin. il se réfugia à Saint-Macoux (Vienne), commune limitrophe des Deux-Sèvres et s’engagea dans la Résistance. Il rejoignit dans le sud de la Vienne le maquis D/2 Bayard de l’AS. A la fin du mois d’août 1944, les unités allemandes de la colonne Elster parties du sud-ouest firent retraite à travers le seuil du Poitou. Les 26 et 28 août 1944, les maquis tentèrent d’intercepter les unités allemandes dont les trains avaient été bloqués en gare de Saint-Saviol (Vienne) suite au sabotage de la ligne de chemin de fer et qui tentaient de remonter par la route vers Poitiers. Le 28 août 1944, un convoi allemand de plus de 600 hommes en provenance de Ruffec se dirigea vers Civray et fut attaqué par plusieurs maquis locaux, en particulier par les maquis D2-Bayard et Jalladeau au carrefour de Comboseize sur la commune de Saint-Pierre-d’Exideuil (Vienne). Débordés par la puissance de feu allemande, les maquisards, malgré les renforts d’autres maquis locaux, durent se replier. Selon son acte de décès, Robert Tarrade fut tué au combat route de Ruffec, à 17 heures. La colonne allemande entra alors dans Civray y perpétrant des exactions contre les civils, tirant dans toutes les directions en pénétrant dans la ville
Il obtint la mention Mort pour la France. Son nom est inscrit sur le monument aux Morts de Sompt, sur la stèle commémorative des combats à Civray et enfin sur une stèle SNCF à la gare de Vaires.
Voir Civray et les environs (26-28 août 1944)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article200626, notice TARRADE Robert, Camille par Dominique Tantin, Michel Thébault, version mise en ligne le 5 mars 2018, dernière modification le 25 septembre 2019.

Par Dominique Tantin, Michel Thébault

SOURCES : Arch. Dép. Deux-Sèvres (état civil, registre matricule, recensement 1936) — SHD Vincennes GR 16 P 562436 et SHD AVCC Caen Cote AC 21 P 163541 (à consulter) — Thomas Fontaine (sous la dir.), Cheminots victimes de la répression 1940-1945, Paris, Perrin/SNCF, 2017, p. 1588.— Notes Loïc Richard VRID — Site internet VRID (Vienne, Résistance, Internement, Déportation), articles de Jacques Rigaud et Christian Richard — Brochure ONAC Les chemins de la Liberté autour de Civray 2012 — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb.

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