CHANCEL Léon

Par Vincent Flauraud

Né le 25 septembre 1926 à Pleaux (Cantal) ; mort à Pleaux (Cantal) en février 2012 ; négociant en bois ; militant communiste, conseiller général communiste du Cantal, candidat aux élections législatives dans le Cantal.

Léon Chancel était le fils de Jacques-Joseph, sabotier, maire socialiste de Pleaux (Cantal) dans l’entre-deux-guerres, élu conseiller général en 1931, résistant, sous-préfet de Mauriac à la Libération, décédé en 1962.
Lui-même résistant, engagé dans la 239e compagnie FTPF, Léon Chancel, négociant en bois, adhéra à 25 ans, en 1951, au parti communiste. Très vite, il fut intégré au comité fédéral cantalien : il y appartenait déjà en 1953, représentant cette année-là la fédération cantalienne à la conférence nationale du PCF ; il y demeurait en 1968. À partir de 1956 au moins, il assura par ailleurs le secrétariat de la section de Pleaux. En 1953, il présidait le comité local du Mouvement pour la Paix pour la région de Mauriac (Cantal).
En 1958, il se présenta aux élections cantonales à Pleaux, où le PCF avait été représenté jusque-là aux élections par Robert Navarre, désormais parti pour Aurillac. Il fut élu à la majorité relative, passant de 28,1 % des voix au premier tour à 34,4 % au second, face à deux socialistes et un Indépendant-paysan. Il fut reconduit en 1964 (45 % au premier tour, 49,9 % au second). En revanche, il fut battu en 1970 et en 1976 par Jean Chanut, qui occupa dès lors le siège jusqu’à sa mort en 2001. En 1965, Léon Chancel fut par ailleurs élu conseiller municipal de Pleaux.
L’un de ses premiers actes de conseiller général fut de demander la convocation de l’assemblée départementale pour qu’elle affirmât son attachement aux institutions républicaines, face aux inquiétudes provoquées par le retour du général de Gaulle au pouvoir. Il intervint régulièrement pour défendre les agriculteurs de son canton, s’opposa à la suppression de liaisons ferroviaires, proposa l’aménagement des plans d’eau du lac d’Enchanet…
Étant dès lors le seul élu communiste d’importance dans le Cantal (jusqu’à ce que Jean Cipière le rejoignît au conseil général en 1967), il fut régulièrement candidat aux élections législatives dans la circonscription d’Aurillac. En 1958 il obtint 14,2 % des voix au premier tour, et 13,65 % au second, en troisième position derrière Augustin Chauvet (Centre républicain, réélu) et le socialiste Germain Guibert. En 1962, il progressa face aux deux mêmes concurrents, atteignant 18,1 % ; mais la droite, unie, l’emporta dès le premier tour. En 1967, Léon Chancel se présenta comme suppléant de Michel Leymarie : ils réunirent 15,4 % des suffrages au premier tour, seuls les socialistes représentant la gauche au second, face à A. Chauvet, encore réélu. Enfin, en 1968, le score était stable (15,9 %), mais le fort recul socialiste permit à A. Chauvet d’être réélu dès le premier tour.
À sa mort, toujours membre du PCF (section Cère-Maronne), Léon Chancel était président d’honneur de l’Association départementale des élus communistes et républicains du Cantal. Il a été inhumé lors d’obsèques civiles au cimetière de Pleaux (Cantal).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article200789, notice CHANCEL Léon par Vincent Flauraud, version mise en ligne le 11 mars 2018, dernière modification le 11 mars 2018.

Par Vincent Flauraud

SOURCES : Le Cantal ouvrier et paysan,7 mars 1953, 15 mars 1958, 3 mai 1958, 7 juin 1958, 12 juillet 1958, 26 juillet 1958, 11 octobre 1958, 18 octobre 1958, 25 octobre 1958, 15 novembre 1958, 2 juin 1962, 27 octobre 1962, 10 novembre 1962, 14 mars 1964, 21 mars 1964, 12 janvier 1963, 23 février 1964, 21 mars 1964, 27 février 1965, 27 mars 1965, 25 juin 1966, 22 octobre 1966, 18 février 1967, 25 février 1967, 14 octobre 1967, 15 juin 1968, 28 janvier 1970, 28 février 1970, 28 février 1976. – Revue de la Haute-Auvergne, 1935, p.74. – La Montagne [édition Cantal], 13, 14 et 23 février 2012 – SHD GR 16 P 118747

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