GRIGNOUX Jacques [alias « André Broussin » pseudonyme de Résistance]

Par André Balent

Né le 10 novembre 1923 à Poitiers (Vienne), fusillé le 14 mars 1944 à Toulouse (Haute-Garonne) par un peloton de Groupes mobiles de réserve (GMR) après condamnation par une cour martiale de Vichy ; résistant de la Haute-Garonne (35e brigade des FTP-MOI).

Jacques Grignoux (1923-1944)
Jacques Grignoux (1923-1944)
collection André Balent

Né à Poitiers, il était le fils de Jacques , Joseph, Honoré Grignoux et de Marie, Germaine, Suzanne Pimbert. Il résidait à Saint-Georges-de-Didonne (Charente-Inférieure / Charente-Maritime).

Résistant de la Haute-Garonne à la 35e brigade des FTP-MOI, Jacques Grignoux fut arrêté, le 7 (ou 8, selon les sources) février 1944, par la gendarmerie avec un camarade à Grenade (Haute-Garonne) au retour d’une mission. Amené à la gendarmerie, il avait essayé de s’enfuir après avoir jeté une grenade qui n’explosa pas.

Incarcéré au quartier français de la prison Saint-Michel de Toulouse, il fut condamné à mort par la Cour martiale du secrétariat d’État au Maintien de l’ordre (nom officiel des juridictions connues sous le nom de « Cours martiales de la Milice »). Il fut exécuté dans la cour de la prison Saint-Michel, le 14 mars 1944 à 17 heures vingt-cinq minutes selon l’acte de décès. Son acte de décès initial le fut au nom d’André Broussin né à Poitiers le 10 novembre 1923 et fils de Charles Broussin et de Marie Bourgell, domicilié 100 rue de Javel à Paris (XVe arrondissement). Cet acte fut rectifié par un jugement du tribunal civil de première instance de Toulouse du 18 avril 1945. Il lui restitua sa véritable identité qui se substitua à celle, fausse, de la clandestinité. La torture n’avait pas permis aux forces de répression de Vichy de savoir qui elles avaient capturé. Ce jugement fut transcrit à l’état civil de Toulouse.
Jacques Grignoux fut déclaré mort pour la France (décision du 13 janvier 1947). Il fut homologué lieutenant des FFI.

Son nom fut donné à une rue de Toulouse. Son nom figure également : sur la plaque commémorative des résistants guillotinés ou fusillés au quartier français apposée à l’intérieur de la prison Saint-Michel de Toulouse (sept noms, dont quatre de la 35e brigade des FTP-MOI) ; à l’extérieur de la prison, près de la porte d’entrée, sur une plaque spécialement dédiée à la mémoire des exécutés de la 35e brigade des FTP-MOI qui porte les noms des sept victimes de cette unité combattante de la Résistance ; sur le monument aux morts de Saint-Georges-de-Didonne (Charente-Maritime) ; sur la plaque commémorative des morts des deux guerres mondiales apposée dans l’église de Saint-Georges-de-Didonne.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article200817, notice GRIGNOUX Jacques [alias « André Broussin » pseudonyme de Résistance] par André Balent, version mise en ligne le 12 mars 2018, dernière modification le 6 août 2019.

Par André Balent

Jacques Grignoux (1923-1944)
Jacques Grignoux (1923-1944)
collection André Balent

SOURCES : Arch. com. Toulouse, registres de l’état civil, acte de décès d’André Broussin/Jacques Grignoux et mentions marginales. — Elérika Leroy, Mémoire de rues. Guide historique de la Résistance à Toulouse à travers les plaques de rues et les stèles commémoratives du centre-ville, Toulouse, Mairie de Toulouse, 2006, 96 p. [p. 57]. — Michel Goubet et Pierre Léoutre (dir.), La Résistance en Haute-Garonne, CD-ROM, Paris, AERI (Association pour des études sur la Résistance intérieure). — Site MemorialGenWeb consulté le 12 mars 2018 et le 11 avril 2018.

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