DION Roland, Marcel dit Courby

Par Gérard Larue

Né le 6 mai 1925 à Stains (Seine, Seine-Saint-Denis), mort le 28 août 1976 à Doué-la-Fontaine arrondissement de Saumur (Maine-et- Loire) ; apprenti mécanicien, employé aux PTT, déporté résistant.

Fils de Lucien Gustave Dion fraiseur né à Stains le 14 octobre 1904, et de Marcelle Juliette Augustine Roussel mécanicienne née à Paris (XVIIIe arr.) Dans sa jeunesse il habitait chez ses parents, 22 avenue Jean-Durand à Stains.
En 1943, après un séjour de deux mois dans l’Yonne, il revint à Stains pour « reprendre l’apprentissage de la mécanique ». Craignant d’être requis dans le cadre du Service du travail obligatoire (STO), il partit en décembre 1943 pour la Sarthe où il s’employa comme manœuvre agricole dans une ferme.
En février 1944, il prit contact avec un groupe de résistants de Sceaux-sur-Huisne arrondissement de Mamers (Sarthe). D’avril à juillet 1944 il fut intégré à un corps-franc commandé par Bernard Morisset gendarme de Montmirail (Sarthe).
Arrêté le 28 juillet 1944, Roland Marcel Dion en précisa les causes dans son dossier d’homologation FFI. « Je fus arrêté par la Gestapo, me trouvant au repos avec trois de mes camarades dans la ferme de Monsieur Bréteau à Cormes à 4 km de la Ferté-Bernard ; ceci fut fait par une dénonciation. Les Allemands nous ont mitraillés à peu près quinze minutes, mais nous ne pouvions nous défendre étant cernés et ayant l’ennemi au nombre de vingt. Nous avons essayé de fuir, un de nos camarades a échappé à l’arrestation, mais pour nous trois il était trop tard. Nous avons eu sous nos yeux la fusillade du fermier. »
Roland Marcel Dion fut transféré à la prison du Mans (Sarthe) quartier Cavaignac, puis à la prison de Fresnes (Seine, Val-de-Marne).
Il fut déporté à Buchenwald (Allemagne) matricule 77504, dans le convoi partit de Paris le 15 août 1944 composé de 1654 hommes et de 543 femmes. En octobre 1944 il fut transféré à Leipzig (Allemagne), puis en novembre avec 72 Français au Kommando de Wansleben (Wilhelm A6 près de Halle en Saxe) où les déportés fabriquaient des pièces d’avions Heinkel sur machines-outils. « Le Kommando avait été installé le 13 mars 1944 dans une ancienne carrière abandonnée où 400 déportés creusèrent de mars à septembre de gigantesques halles dans le sel. Puis des machines-outils y furent descendues. Les effectifs atteignirent environ 1500 détenus [...] L’évacuation eut lieu le jeudi 12 avril 1945, à 17h à pied, sur la route, en direction de l’Est. Les malades restèrent au camp. La marche classique, avec assassinat des faibles et des évadés dura deux jours. Le convoi fut libéré par les Américains le samedi 14 vers midi. »
Marcel Roland Dion, précisa qu’il fut libéré le 18 avril 1945 et rapatrié à Paris en train par la Croix-Rouge le 21 avril.
Après son retour de Buchenwald, il s’installa à Angers (Maine-et-Loire) où il habita 56 chemin des Chaffauds, puis 21, quai National. Il fut homologué caporal-chef FFI Armée Secrète de Montmirail, pour la période du 1er mai au 27 juillet 1944.
Roland, Marcel Dion mourut le 28 août 1976 à Doué-la-Fontaine (Maine-et- Loire).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article200980, notice DION Roland, Marcel dit Courby par Gérard Larue, version mise en ligne le 19 mars 2018, dernière modification le 19 mars 2018.

Par Gérard Larue

SOURCES : SHD Bureau résistance GR 16 P186148. – FMD Livre-Mémorial liste 264, Éd. Tirésias, 2004. – Association Buchenwald-Dora.

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