DEFORTESCU-ROMNEY Nicole, Jeanine, Marguerite née DULONDEL

Par Jacques Defortescu

Née le 14 mars 1948 au Havre (Seine- Inférieure, Seine-Maritme) ; militante syndicale CGT de la Santé- Action sociale en Seine-Maritime (Seine- Inférieure)

Nicole Defortescu octobre 2017

Nicole Defortescu est née Dulondel le 14 mars 1948 au Havre de Maxime Dulondel, employé au Gaz de France puis au Port Autonome du Havre (surnom : Pas d’accord) et de Aimée Dulondel (née Thomas), employée de maison dans une famille bourgeoise puis mère au foyer. Nicole Defortescu fut très influencée par le rôle joué par son père sur la famille. Celui-ci, pro-communiste, fit d’ailleurs pendant un temps de la résistance pendant la guerre aux côtés de Marceau Flandres, et par l’histoire de son grand père Édouard Thomas(1865- 1929), bourgeois havrais, chef d’entreprise dans le bâtiment et les travaux publics, ancien Maire de Graville–Saint Honorine, puis adjoint au maire du Havre à la fusion des deux communes en 1919. Ce dernier mourut assassiné suite à des spéculations et malversations financières, en pleine rue du Havre en 1929. Entre un père très sectaire politiquement et une mère plus tolérante, s’intéressant à la musique et à la peinture, Nicole Defortescu fut rapidement encline à combattre les injustices conscientes des conditions de travail difficiles des ouvriers et des conditions de vie des femmes, mères au foyer sans ressources propres.
Nicole Defortescu est la troisième enfant d’une famille de quatre.
Titulaire du Baccalauréat en 1966, elle rentra au Centre Hospitalier du Havre en qualité d’Aide Technique de Laboratoire, la même année. En 1975, par la promotion sociale, elle passa le concours de laborantine au CHU de Rouen.
En 1973, alors que quatre de ces collègues étaient atteintes de tuberculose, elle engagea avec les laborantines de son service, une action syndicale avec le syndicat CGT des hospitaliers, alors dirigé par Annie Bertelle, pour faire reconnaitre la tuberculose comme maladie professionnelle.
Appuyée par André Duroméa, député maire communiste du Havre et président du C.A. de l’hôpital, cette action dura deux années et fut couronnée de succès. Outre la reconnaissance comme maladie professionnelle, ils obtinrent la construction d’un nouveau laboratoire d’analyse médicale. Elle fut alors de 1974 à 1995 élue membre de la Commission administrative du Centre Hospitalier du Havre, membre du Conseil d’administration de 1988 à 1998. Elle représenta, la CGT au sein de la Commission Nationale de Recours, présidée par un membre du Conseil d’État.
En 1975, Nicole Defortescu devint secrétaire du syndicat cgt du Centre Hospitalier du Havre en remplacement d’Annie Bertelle et cela jusqu’en 1998.
Elle fut élue membre de la commission exécutive de la CGT, au 45e congrès Confédérale à Montreuil en décembre 1995, jusqu’au 47e congrès Confédérale en mars 2003 à Montpellier. A cette occasion elle participa au secteur confédéral de formation syndicale animé par Didier Niel d’abord, puis par Jacques Thibault et coopéra avec l’Union Départementale CGT de la Somme dont Patrick Joan était secrétaire général.
De 1998 à 2008, elle fut élue secrétaire générale de l’Union syndicale santé CGT de Seine-Maritime, en remplacement de Daniel Verger. Mandatée par la fédération CGT de la santé/ action sociale, elle s’évertua alors à relancer l’activité syndicale CGT dans la plus grosse entreprise de santé du département, le Centre Hospitalier Universitaire de Rouen dont les militants trotskystes avaient fait scission, créant et imprimant eux-mêmes cartes et timbres.
En 1985, elle fut élue membre de la commission exécutive au congrès de l’Union départementale CGT de Seine-Maritime. Elle rentra alors au bureau de l’Union départementale en 1995 où elle eut en charge les questions de la Formation Syndicale, jusqu’en 2008.
Elle prit sa carte au Parti communiste français en 1978, par l’entremise d’un militant Jacques Lecronc qui lui vendait l’Humanité Dimanche. Elle fut un temps membre du comité fédéral du PCF de Seine-Maritime pendant deux mandats dans les années 1990. Déçue de la manière dont la fédération abordait notamment les questions de formation, elle quitta le PCF en 2014 sans y avoir pris d’importantes responsabilités.
En retraite elle fut élue au conseil syndical de l’Union Syndicale des Retraités CGT de Seine-Maritime au congrès de Gonfreville l’Orcher en octobre 2012, puis membre du bureau départemental. Lors du 10e Congrès de l’Union confédérale des retraités à Saint Étienne du 24 au 28 mars 2014, elle fut élue à la commission exécutive, et réélue au 11e congrès de Bordeaux du 13 au 17 mars 2017.
Mariée à Michel Romney le 16 juillet 1970, elle eut deux enfants. Simon né le 19 janvier 1971 et Marie née le 27 avril 1975. Divorcée en 1983, elle se remaria le 12 novembre 1994 avec Jacques Defortescu.
Très attachée à la lecture et aux questions culturelles, Nicole Defortescu participa à Grand-Couronne à l’association « Lire et Faire lire », en allant dans une école maternelle, et à la création d’un atelier d’écriture « Autour du mot » de 2010 à 2015, dont elle fut la trésorière.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article201323, notice DEFORTESCU-ROMNEY Nicole, Jeanine, Marguerite née DULONDEL par Jacques Defortescu, version mise en ligne le 3 avril 2018, dernière modification le 4 septembre 2020.

Par Jacques Defortescu

Nicole Defortescu octobre 2017

SOURCES : Entretiens avec Nicole Defortescu-Romney-Dulondel
Quelque part ça laisse des traces Mémoire et histoire des électriciens et gaziers de la région du Havre, John Barzman- Claude Bec- Jacques Doublet- Elisabeth James – CMCAS du Havre - PURH, 2003
Vie Nouvelle, magazine de l’Union Confédérale des Retraités CGT n° 198. — Vie nouvelle au quotidien édité pendant le congrès le 28 mars 2014. — Le Fil Rouge, revue départementale de L’Institut CGT d’Histoire Sociale de Seine-Maritime n° 51, printemps 2014.

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