CHAUCHON René, Édouard

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 19 juillet 1927 à Paris (XVIIIe arr.), mort au combat le 11 juillet 1944 à Jujurieux (Ain) ; enfant de troupe ; résistant des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

René Chauchon était le fils de Jean-Pierre Louis Marie, employé de commerce et de Germaine Yvonne Gruny, employée de chemin de fer, demeurant rue Carpeaux, à Paris XVIIIe arr. Orphelin, il devint pupille de la Nation par jugement du Tribunal civil du Puy (Haute-Loire) du 16 février 1939. Il était célibataire et demeurait 80 Rue Jean-Jaurès, à Roanne (Loire).
Il fut élève à de l’École Militaire Préparatoire d’Autun et entra dans la Résistance avec le pseudonyme "La Cloche" en mai-juin 1944. Il combattit à la bataille du Mont Mouchet et fut ensuite intégré dans les maquis de l’Ain, au groupement FFI des enfants de troupe du Camp de Thol, à Neuville-sur-Ain (Ain), à la compagnie Mazaud.

Le 11 juillet 1944 vers sept heures du matin, l’ennemi lança l’Opération Treffenfeld contre les maquis de l’Ain et du Haut-Jura. Une forte colonne allemande arrivait par la RN 84 de Pont-d’Ain vers Neuville-sur-Ain, pour franchir la rivière d’Ain afin de gagner Nantua, point de ralliement des unités ennemies. La compagnie Mazaud, qui était postée sur les hauteurs, ouvrit le feu, soutenue par les compagnies Sidi Brahim, Nicole, Girod, Mermoz, le groupe Godard et l’AS de Poncin. Les Allemands utilisèrent leur artillerie et leur aviation mais furent ralentis dans leur progression jusqu’à midi, puis ils forcèrent le passage, obligeant les maquisards à décrocher vers Poncin et Pont-de-Préau. Ceux-ci reprirent des positions pour harceler l’occupant. Les enfants de troupe se battirent héroïquement. Deux d’entre eux, René Baril et René Chauchon furent tués au hameau de Chenavel, à Jujurieux.
René Chauchon reçut une citation à l’ordre de la division à titre posthume : « Enfant de troupe, très jeune combattant, a montré en de nombreuses circonstances un courage digne de tout éloge. Mort pour la France le 11 juillet 1944 alors qu’il s’opposait de toutes ses forces à l’ennemi qui tentait de franchir la ligne des crêtes. S’est fait tuer plutôt que de reculer ».
Son corps fut ramassé le jour même par un paysan de Chenavel, Francisque Fructus, quarante neuf ans, cultivateur et inhumé deux jours après au cimetière communal, à Jujurieux (Ain).
Il obtint la mention « Mort pour la France » ainsi que la Croix de Guerre, la Médaille de la Résistance et la Médaille militaire à titre posthume.
Son nom figure sur le monument aux morts, à Jujurieux, sur le monument commémoratif de Bosseron, à Neuville-sur-Ain (Ain) et sur le monument commémoratif des enfants de troupe, à Clavières (Cantal)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article201428, notice CHAUCHON René, Édouard par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 6 avril 2018, dernière modification le 7 octobre 2018.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Musée de la Résistance en ligne.— Mémorial Genweb.— État civil (Paris et Jujurieux).

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