BÉRENGER André, Jacques

Par Jean-Marie Guillon

Né le 10 avril 1901 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) ; Charpentier en bois ; syndicaliste CGT ; militant communiste.

Fils de Bienaimé Bérenger, riveur, et de Cornélie Viala, sans profession, marié le 25 octobre 1925 à La Ciotat avec Angèle Valentin, père d’un enfant, André Bérenger travaillait aux Chantiers de la Ciotat depuis 1922. Charpentier en bois, il était chef d’équipe au service échafaudage. Militant communiste, il était sur la liste des candidats présentés par le Bloc ouvrier et paysan (BOP) aux élections municipales de mai 1935. Diffuseur de Rouge-Midi, il fut délégué du parti à conférence régionale des 10-11 décembre 1938 à Marseille (Bouches-du-Rhône). Membre du syndicat des Métaux depuis 1923, il participa aux grèves de 1936 et de 1938. Affecté spécial aux chantiers navals pendant le guerre, il n s’était pas fait remarquer par la police locale depuis la dissolution du PC, mais il figurait sur la liste des salariés des chantiers « qui, au cours des dernières années, ont eu une attitude nettement communiste ». Elle nota un peu plus tard qu’il avait fait partie des ouvriers qui n’ont pas voulu aller à la manifestation officielle du 1er mai 1942 dans les Chantiers, mais qu’il avait participé à celle du 14 juillet suivant. Ayant été gréviste le 13 août et considéré comme ayant une « activité anti-gouvernementale », il fut l’un des ouvriers sanctionnés par l’arrêté d’internement administratif du 14 août et envoyés au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn). Interrogé par le commissaire du camp le 29 septembre 1942 en vue d’une libération, il s’engagea à se tenir à l’écart de toute activité illégale provenant du PC, se dit disposé à signer l’acte de loyalisme envers gouvernement et à s’engager à suivre le Maréchal dans sa politique de révolution nationale. Le chef de camp estima qu’il était au camp depuis trop peu de temps pour qu’il puisse donner un avis favorable à sa libération, laissant le préfet des Bouches-du-Rhône libre de sa décision. Comme plusieurs autres ouvriers internés avec lui (Victor Giraud, Charles Magaud, etc.), André Bérenger fut libéré le 2 novembre 1942.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article201501, notice BÉRENGER André, Jacques par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 7 avril 2018, dernière modification le 20 février 2021.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône 5 W 165 (dossier d’internement) et 76 W 68. — Rouge Midi, organe régional du Parti communiste, 27 avril 1935 (BNF Gallica). — Notes de Louis Botella.

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