CASSOTANA André

Par Frédéric Stévenot, Jean-Louis Ponnavoy, Michel Thébault

Né le 19 juin 1925 à Hersin-Coupigny (Pas-de-Calais), mort en action le 11 juin 1944 à Bourlon (Pas-de-Calais) ; ouvrier d’usine ; résistant FTP.

André Cassotana était le fils de Silvio, Pedro Cassotana (né le 26 juin 1890 à Buenos-Aires, Argentine) ajusteur et d’Ernestine Evrard (née le 5 juillet 1892 à Cambronne-les-Clermont, Oise) fille d’un fileur de laine. Ses parents s’étaient sans doute mariés à Paris où naquirent leurs deux premiers enfants Henri en 1920 et Edmond en 1922. André fut le troisième de leurs cinq enfants. En 1936, la famille résidait à Hersin-Coupigny, au lieu-dit Blanc Mont. En 1944, célibataire âgé de 19 ans, il était ouvrier d’usine domicilié à Hersin-Coupigny.

Il rejoignit la Résistance au sein des Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Il intégra le 1er mai 1944 le groupe FTPF du secteur Hersin-Coupigny appartenant à la 12ème compagnie FTPF du Pas-de-Calais. Le 8 juin 1944, 350 hommes appartenant à des compagnies FTPF composées de résistants du bassin minier du Pas-de-Calais se mirent en marche sur ordre du commandement FFI afin de rejoindre un maquis en cours de création dans les Ardennes. Les Allemands repèrent rapidement cette vaste opération et menèrent dès le 9 juin des actions répressives dispersant les groupes et procédant à de multiples arrestations. Le plus meurtrier des accrochages se produisit trois jours après le départ, dans le bois de Bourlon situé à 6 kms à l’ouest de Cambrai. Le 11 juin, s’y étaient regroupés pour une halte provisoire pour la nuit les survivants de la 5e compagnie, une partie des effectifs de la 12ème compagnie à laquelle appartenait le groupe d’Hersin-Coupigny et la section d’Annezin-les-Béthune. Pratiquement encerclé par les troupes allemandes, le capitaine Alfred Coussette d’Annezin, chef du détachement, tenta d’organiser la riposte. Faute de munitions, le combat cessa rapidement et les maquisards tentèrent de s’échapper. Dix résistants furent tués dans l’action dont André Cassonata. D’autres membres de son groupe furent faits prisonniers et fusillés le 18 juin 1944 dans les fossés de la citadelle d’Arras, tels Augustin Chavatte et Lucien Morgat.

Il obtint la mention « Mort pour la France » et fut homologué Forces françaises de l’intérieur (FFI). Il reçut à titre posthume la Médaille de la Résistance par décret du 18 janvier 1968. Son nom est inscrit à Hersin-Coupigny sur le monument aux morts ainsi que sur le monument commémoratif aux FTP dans le cimetière communal,). Son nom est également gravé sur le monument commémoratif de la Résistance à Bourlon, écrit Cassanota.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article201684, notice CASSOTANA André par Frédéric Stévenot, Jean-Louis Ponnavoy, Michel Thébault, version mise en ligne le 4 février 2022, dernière modification le 27 février 2022.

Par Frédéric Stévenot, Jean-Louis Ponnavoy, Michel Thébault

SOURCES : Notes Jean-Pierre Besse. — SHD Vincennes GR 16 P 110550 et SHD Caen AVCC Cote AC 21 P 39358 (nc) — Mémoire des Hommes, dossiers d’homologation des formations FFI, groupe FTPF GR 19 P 62/2 — Mémoire des Hommes — Mémorial Genweb — État civil.

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