CLOIX André

Par Jacques Girault

Né le 14 septembre 1911 à Alluy (Nièvre), mort le 19 janvier 1981 à Pignelin-Varennes-Vauzelles (Nièvre) ; instituteur ; militant syndicaliste du SNI dans la Nièvre ; adjoint au maire socialiste de Nevers (Nièvre).

Fils de cultivateurs (fermiers), André Cloix fut élève de l’École normale d’instituteurs de Varzy. Instituteur à Nevers (1930-1932), il enseigna à La Fermeté jusqu’en 1945 et s’y maria en mars 1941. Mobilisé au début de la guerre, il termina sa carrière enseignante à Nevers.

Cloix adhéra au Syndicat national des instituteurs en 1930. Membre du conseil syndical en 1936, il devint secrétaire général de la section départementale en décembre 1937 et fut élu, en 1938, au conseil départemental de l’Enseignement primaire.

Membre du Parti socialiste SFIO en 1934, gréviste le 30 novembre 1938, Cloix se montrait d’accord avec la direction nationale du Syndicat et fit signer la pétition « Nous ne voulons pas la guerre », à la veille des accords de Munich. Il était aussi le correspondant départemental de « Vacances pour tous ». Il fut à nouveau membre du conseil syndical en 1945.

Secrétaire de la section départementale de la Fédération de l’Éducation nationale en 1947, artisan de l’adhésion à la CGT-FO, Cloix rejoignit son syndicat des instituteurs en 1948. Membre du conseil d’administration de la section départementale de la Mutuelle générale de l’éducation nationale, il présida le conseil d’administration de la caisse primaire de Sécurité sociale (1950-1963), puis en devint le vice-président (1963-1971), toujours élu sur la liste présentée par la CGT-FO. Il représenta le régime général de Sécurité sociale au conseil d’administration de l’hôpital de Nevers (1952-1971). Il militait aussi dans la Fédération des œuvres laïques de la Nièvre.

Membre du Parti socialiste SFIO, Cloix avait été son candidat dans la première circonscription (Nevers) aux élections législatives, le 28 novembre 1958. Après avoir obtenu 7 571 voix au premier tour sur 53 822 inscrits, bien qu’arrivé en troisième position, loin derrière le candidat communiste, il se maintenait et recueillait 8 090 voix le dimanche suivant. À nouveau candidat en novembre 1962, après avoir obtenu 8461 voix sur 54543 inscrits, il se désistait en faveur du communiste. Mais le député de droite sortant l’emportait le 25 novembre.

Après la démission d’André Beauchet, en 1965, de son poste de secrétaire fédéral, remplacé par Daniel Benoist, Cloix devint secrétaire administratif de la Fédération socialiste SFIO. À ce titre, il participa à Cosne-sur-Loire, à l’appel des « nouveaux adhérents », comprenant de nombreux instituteurs Cloix, à un débat avec François Mitterrand pour la constitution d’un Parti Socialiste Nouveau, le 15 février 1969. Il y défendit une position très proche de la ligne défendue par Guy Mollet et la suite de la campagne d’adhésion à cette nouvelle structure fut conduite pour les militants socialistes SFIO animés par Benoist et par des jeunes du courant Mauroy.

Cloix finit par adhérer au Parti socialiste après le congrès d’Épinay. Élu conseiller municipal de Nevers sur une liste d’Union de la Gauche de 1971 à 1977, adjoint au maire, il s’occupait des affaires sociales, de la Société d’Economie mixte immobilière de Nevers et de la Société anonyme d’économie mixte d’aménagement de la Nièvre. Il versait chaque mois son indemnité d’adjoint à la Caisse de Solidarité du SNI.

Après son décès, la municipalité donna son nom à l’école de Loire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article20194, notice CLOIX André par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 19 février 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Presse syndicale. — Renseignements fournis par l’intéressé, par J. Battut et R. Frébault.

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