GILLOT Victor

Par Pierre Baudrier

Médaillé de Juillet

De Victor Gillot on ne connaîtrait peut-être plus que la médaille de Juillet si, le 11 janvier 1835, il n’avait pas fêté rétrospectivement les trois jours avec un soldat rencontré à Montargis. Ils avaient bu, s’étaient séparés, et un Gillot trop bruyant interprétant mal la remarque d’un bambin, il avait poursuivi par un bris de vitres et le cri de Vive la république ! La maréchaussée était intervenue, Gillot était passé en jugement et un journaliste de la Gazette des Tribunaux avait commenté sur deux colonnes.
En 1835 Gillot est encore jeune, de taille moyenne, a la figure agréable, une casquette rouge témoigne de son républicanisme. Outre Vive la république ! il aurait crié Vive Souesme ! mais c’est parce que Souesme avait manifesté l’intention de l’embaucher. En 1830, à Paris, Gillot était ouvrier ébéniste chez le facteur de pianos Pleyel.
De la république et de Souesme le tribunal fait un lot et Gillot est acquitté.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article202535, notice GILLOT Victor par Pierre Baudrier, version mise en ligne le 1er mai 2018, dernière modification le 1er mai 2018.

Par Pierre Baudrier

SOURCE : Gazette des Tribunaux, 19 avril 1835, p. 596.

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