POTAIE Gilles.

Par Freddy Joris

Pseudonyme du collectif de radicaux verviétois (pr. Liège) dans les années 1840.

Au milieu des années 1840, les premiers articles analysant la condition ouvrière à Verviers de manière critique en dénonçant les excès du capitalisme paraissent sous la signature de « Gilles Potaie » dans le Journal de Verviers. Ce quotidien libéral s’en prend ensuite à la toute-puissance politique et économique des deux familles d’industriels catholiques sui dominent alors la ville, Biolley et Simonis.

« Gilles Potaie » est le pseudonyme collectif de ce groupe de rédacteurs libéraux radicaux qui dominent le Journal de Verviers de juillet 1844 à la fin de 1846, parmi lesquels se recruteront la plupart des chefs du club républicain de Verviers en 1848 excepté Hyppolite de Steiger. Les fondateurs de « la Potaie » (le mot désigne en wallon liégeois aussi bien un plat connu sous le nom de potée, qu’un dénonciateur de secrets – cfr. l’expression racuspotte) sont Dieudonné-Joseph Closset, Hector Mottet, le futur bourgmestre libéral Simon Lobet, François Gérard, bientôt rejoints par Adolphe Dereusme et Henri Goffard. François Mullendorff collabore à la Potaie d’août 1844 à janvier 1845 et le futur bourgmestre libéral, Edouard Herla, à partir de cette date. Christian Beek y participe peu de temps au début de 1845 de même que, sans doute dans le second semestre de 1845, Gilles Nautet-Hans et Charles Roger-Claessens. Le futur éditeur socialiste, Joseph Goffin y collabore sans doute en 1846, de même que peut-être Jean-Joseph Humblet.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article202653, notice POTAIE Gilles. par Freddy Joris, version mise en ligne le 4 mai 2018, dernière modification le 18 décembre 2019.

Par Freddy Joris

SOURCE : JORIS F., La presse socialiste de 1818 à 1850, Louvain-Paris, 1978 (Cahiers du Centre interuniversitaire d’histoire contemporaine, 87).

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