ROZIER Raymond Michel, Georges

Par Eric Panthou, Annie Pennetier

Né le 23 avril 1892 à La Bourboule (Puy-de-Dôme), exécuté sommairement le 27 avril 1944 au Mont-Dore (Puy-de-Dôme) ; pâtissier ; résistant au sein des Mouvements Unis de la Résistance (MUR) et des Ardents, membre des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI).

Raymond Rozier était fils de pâtissiers, Georges Rozier et Marie Chantelot, (décédés avant 1944) domiciliés à La Bourboule. Il travaillait lui-même dans la même commune, comme pâtissier, en famille. Il se maria en 1929 à La Bourboule avec Joséphine Leclerc.
Combattant de la Première guerre mondiale, gazé, il reçut à ce titre la Médaille de la Victoire et médaille de la Grande Guerre.
Il rejoignit la Résistance au sein du groupe des Ardents. En tant que lieutenant, il fut avec son frère Abel et Marcel Bouchaudy, le fondateur du maquis du Mont-Dore, au sein de la compagnie sédentaires commandée par son frère et sous la direction du chef de la zone III, Willy Mabrut alias Tonton. Il fut comme son frère membre de l’état-major de la zone III et fut agent de liaisons de parachutages.

Recherché par la Gestapo, il fut arrêté dans sa pâtisserie avec son frère et son neveu le 27 avril 1944. Ils avaient été dénoncés. Son dossier SHD indique « la Gestapo vichyste╗ ce qui indique la participation de Français aux côtés des Allemands.
Quinze personnes furent arrêtées, cinq fusillées le jour même et les autres déportées.
Raymond fut torturé puis fusillé ce 27 avril 1944 dans le buron du Val-de-Courre dans le massif du Sancy sur la commune du Mont-Dore, avec son frère et Marcel Bouchaudy.
Leurs corps furent ensuite brûlés dans le buron.
Reconnu Mort pour la France, il a été homologué FFI de la Compagnie sédentaire de la zone III du Puy-de-Dôme (services du 1er octobre 1943 au 26 avril 1944), au grade d’adjudant (28 août 1947) modifié en 1949 en CA FFI. Il a été reconnu Interné Résistant le 22 novembre 1955.
Raymond Rozier a été décoré à titre posthume de la Médaille de la Résistance.
Son dossier du SHD indique sa situation de célibataire.
Une rue porte porte son nom et celui de son frère Abel à La Bourboule (Puy-de-Dôme) où sa sœur Alice Boissier et sa belle-sœur Mme Abel Rozier étaient toujours domiciliées dans la pâtisserie du Boulevard Clemenceau.
Son nom est gravé sur le monument aux morts de La Bourboule, sur la plaque commémorative dans l’église et sur celle dans la mairie, ainsi qu’au Mont-Dore sur le monument aux morts et sur le monument commémoratif construit sur le lieu du drame au Buron du Val-de-Coure : -Ici ont été assassinés et brulés trois de nos meilleurs citoyens le 27 avril 1944 par l’ignoble Gestapo, alertée par de criminels dénonciateurs. Les villes du Mont-Dore et de La Bourboule commémorent cet acte épouvantable en élevant ce monument dans ce buron incendié . Les générations à venir se souviendront ainsi de la cruauté et de la barbarie des bandes à Hitler - Que ceux qui viendront ici sachent que Marcel Bouchardy, Raymond et Abel Rozier ont été sacrifiés parce que Résistants et aussi pour avoir voué leur vie à la Liberté et à la République –.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article202706, notice ROZIER Raymond Michel, Georges par Eric Panthou, Annie Pennetier, version mise en ligne le 5 mai 2018, dernière modification le 23 février 2022.

Par Eric Panthou, Annie Pennetier

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 2546 W 8947. Dossier demande carte CVR pour Michel Rozier .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 113. Enquête pour crimes de guerres au Mont-Dore .— AVCC Caen, AC 21 P 667895. Dossier Raymond Rozier (non consulté) .— SHD Vincennes, GR 16 P 526977 . — "En hommage aux déportés et résistants", La Montagne, 4 mai 2014 . — "Le 27 avril 1944, une journée tragique", La Montagne, 25 avril 2015. — MémorialGenWeb .— état civil Mont-Dore.

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